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Actualité

RDC- Assemblée nationale : le vote du Budget 2021 à l’ordre du jour ce jeudi

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À 12 jours de la clôture de la session parlementaire de septembre, les élus nationaux sont conviés à prendre part à la plénière prévue ce jeudi 03 décembre 2020 au Palais du Peuple.

À en croire l’annonce du bureau de l’assemblée nationale, les représentants du peuple vont examiner et adopter le rapport de la commission Ecofin sur la loi de Finances de l’exercice 2021. Et ensuite, interviendrait le vote.

En effet, l’examen de ce rapport, a été précédé d’un débat houleux à l’Assemblée nationale ou les élus nationaux de l’opposition tout comme de la majorité avaient estimé que ce budget de 6,9 milliards USD est plus favorable aux dirigeants et oublie toutes les ambitions et projets du gouvernement central en rapport avec l’Education, la Santé, le Social, les Infrastructures de base et autres.

Dans son speech devant la représentation nationale, le patron de l’exécutif central Sylvestre Ilunga Ilunkamba avait promis d’accentuer la lutte contre les coulages des recettes et détournement de deniers publics pour atteindre les chiffres prévus dans ce budget.

Dans le même registre, Ilunga Ilunkamba avait fait savoir que la somme de 90 milliards de FC est destinée aux opérations électorales. « C’est un signal fort important pour la poursuite de l’encrage démocratique et la normalisation de la vie institutionnelle », avait-il lancé devant les élus du peuple.

Il sied de signaler qu’après cette étape, ça sera le tour des élus des élus d’examiner ce projet de loi de Finances 2021 en seconde lecture en vue de sa promulgation par le garant de la nation, le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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