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RDC/ ASSEMBLEE NATIONALE : La loi MBAU déclarée recevable
La proposition de loi relative à la modification du code de la famille fixant le prix de la dot à 500$, initiée par le député national et Professeur Daniel – Israël MBAU SUKISA a été déclarée recevable à la plénière de lundi 08 mai 2023.
À en croire les députés nationaux, cette proposition de loi est sans doute l’un des textes les plus importants de la législature. Il répond aux préoccupations sociales de notre population et règlemente les questions fondamentales relatives à la succession, au trust, au mariage, aux fiançailles, aux régimes matrimoniaux, aux libéralités et droit international privé.
Devant ses collègues, Daniel Mbau a défendu sa proposition de loi « Dot à 250 et 500 USD, test de grossesse obligatoire pour la fiancée avant de se séparer, moins d’un an pour déposer la dot après fiançailles … »
Finalement adoptée, après avoir fait polémique, cette loi jugée purement sociale, son initiateur, le Professeur Mbau Sukisa ne va pas par quatre chemins : « la dot doit rester symbolique. Ces 500$ ne sont pas fixes, ils sont discutables. La proposition de loi a pour vocation de placer tous les Congolais sur les mêmes pieds d’égalité. Sauf dérogation de l’homme ou de sa famille qui souhaite honorer sa femme ou leur belle-fille à aller au-delà du seuil fixé ».
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
