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RDC/Assemblée nationale: Gabriel Kyungu prend officiellement la commande du bureau provisoire
En sa qualité de député le plus âgé de cette nouvelle législature, Gabriel Kyungu wa Kumwanza a présidé ce lundi 28 janvier 2019 la première plénière de l’Assemblée nationale.
A cet effet, dans son allocution, le coordonnateur de la plateforme « Ensemble Grand Katanga » a rappelé les missions de son bureau à savoir la validation des mandats des députés nationaux nouvellement élus, la rédaction du Règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée nationale ; et l’organisation de l’élection du bureau définitif de la Chambre basse du parlement.
S’agissant du Règlement d’ordre intérieur, il a invité tous ses collègues à s’investir comme des responsables de sorte que le texte qui sera produit garantisse un débat élevé et renforce le travail parlementaire.
Il a félicité ses collègues qui se sont encore retrouvés dans l’hémicycle en ce jour d’installation de la nouvelle assemblée nationale.
Il sied de signaler que Kyungu Gabriel sera secondé par deux de ses plus jeunes collègues. Il s’agit de M. Jackson Ahuse Afingoto, élu de la circonscription électorale d’Irumu sur la liste du regroupement politique « AAD » dans la province de l’Ituri. Et de Aminata Namasiya Bazego du parti politique « PCD », élue de la circonscription électorale de Bambesa dans la province de Bas-Uélé.
Pour rappel, 485 députés nationaux ont été élus sur les 500 attendus à travers les 26 provinces de la RDC selon les résultats publiés par la CENI en attendant les 15 autres qui seront issus des circonscriptions électorales de Bénie, Butembo et Yumbi écartées suite aux problèmes sécuritaires et sanitaires. Sur les 485 attendus, 430 se sont présentés à l’hémicycle.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Insécurité grandissante à Watsa : Nasson Paluku Luvatsi accuse un dispositif sécuritaire « mal orienté »
La situation sécuritaire dans le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, suscite une vive inquiétude au sein de la population. En moins d’une semaine, plusieurs attaques armées, des pillages nocturnes ainsi que des cas de justice populaire ont été signalés dans différents centres de négoce, alimentant un climat de peur et de méfiance.
Face à cette recrudescence de violences, l’acteur sociopolitique Nasson Paluku Luvatsi pointe du doigt l’organisation actuelle du dispositif sécuritaire dans la région. Dans un entretien téléphonique accordé ce mercredi 4 mars 2026 à Congo Profond.net, il affirme que la montée de l’insécurité serait en grande partie liée à la répartition des forces de l’ordre dans le territoire.

Un vide sécuritaire dans les zones habitées
Selon Nasson Paluku Luvatsi, une proportion importante des policiers serait actuellement déployée dans les carrières minières afin d’assurer la protection d’opérateurs étrangers, laissant plusieurs quartiers et centres de négoce avec une couverture sécuritaire très limitée.
« Les bandits opèrent presque librement pendant que la population est exposée », déplore-t-il.
Pour lui, ce choix stratégique crée un véritable déséquilibre dans la protection du territoire. Les zones résidentielles, moins surveillées, deviennent ainsi des cibles privilégiées pour les criminels, notamment lors d’attaques nocturnes répétées.
Des failles internes dans le dispositif sécuritaire
Au-delà du redéploiement contesté des forces de l’ordre, l’acteur sociopolitique dénonce également plusieurs dysfonctionnements internes qui affaibliraient l’efficacité des services de sécurité.
Il évoque notamment :
– l’insuffisance numérique des agents de sécurité dans le territoire ;
– le manque de formation adéquate pour certains éléments ;
– l’absence de patrouilles régulières dans plusieurs zones sensibles ;
– des cas d’indiscipline, certains agents s’adonnant à l’ivresse ou à des activités incompatibles avec leur mission.
Pour Nasson Paluku Luvatsi, l’accumulation de ces défaillances réduit considérablement la capacité de réaction face aux groupes criminels qui opèrent dans la région.
Une série d’incidents violents qui inquiète
Ses déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Ces derniers jours, plusieurs incidents graves ont été enregistrés dans le territoire de Watsa : attaques armées contre des centres de négoce, pillages nocturnes, blessés et même des cas de justice populaire ayant coûté la vie à des présumés bandits.
Pour l’acteur sociopolitique, cette multiplication d’actes violents traduit également une perte progressive de confiance d’une partie de la population envers les services censés garantir sa sécurité.
Un appel à des mesures urgentes
Malgré ses critiques, Nasson Paluku Luvatsi appelle la population à éviter toute forme de justice populaire et à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Il plaide cependant pour des mesures urgentes afin de restaurer l’ordre et la confiance :
– un redéploiement stratégique des policiers vers les zones habitées ;
– un renforcement des effectifs ;
une amélioration de la formation professionnelle ;
– un contrôle disciplinaire plus strict des agents.
Selon lui, dans un territoire entouré de zones déjà affectées par l’insécurité, l’inaction pourrait rapidement aggraver la situation.
Les autorités sécuritaires sont désormais attendues sur des réponses concrètes afin de restaurer la paix et la confiance de la population dans le territoire de Watsa.
Junior Kasamba / CongoProfond.net
