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RDC/Assemblée nationale : défis et attentes de la première session ordinaire sous Tshisekedi

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Essentiellement budgétaire, la toute première session ordinaire de l’Assemblée nationale sous l’ère Félix Tshisekedi a été ouverte ce lundi 16 septembre 2019.

Face aux urgences sociales tous les yeux de la population sont braqués sur les instances dirigeantes de l’État.

Jeannine Mabunda Lioko, présidente de l’Assemblée nationale, a, à cette occasion, fixé à ses pairs les attentes de la population et les défis qui attendent les élus du peuple. « Le député ne construit pas des stades, logements, ponts, etc. pour la population, car cela n’est pas sa mission ; Seul le gouvernement détient ces moyens nécessaires y afférents », a-t-elle martelé.

Par ailleurs, elle a interpellé également ses collègues à œuvrer activement pour redorer l’image ternie de l’Assemblée nationale, qui, pour certains, est un lieu où les députés amassent de l’argent gratuitement.

« Sur une liste de plus de dix-huit mille personnes, la population a porté sa confiance sur cinq cents. Elle attend de vous des actions concrètes pour l’avancement du pays, et non des discours amphigouriques », a appuyé Jeannine Mabunda rappelant la paralysie et la grogne sociale qui frappent davantage la vie des Congolais.

Les députés conscients de la 1ère attente : LE SOCIAL.

Pour la députée nationale, Geneviève Inagosi, élue de Wamba, l’élément central qui est placé sur la table des priorités, c’est le social.  » Ce gouvernement est appelé à présenter un budget capable d’assouvir les préoccupations du peuple, dont la construction des infrastructures routières, la gratuité de l’enseignement, la sécurité alimentaire, etc.
Nous attendons voir la proposition du budget que le premier ministre viendra brandir, si elle sera à la hauteur des attentes énormes de la population », a-t-elle fait savoir.

Bon nombre de deputés ont appélé le gouvernement à la rigueur dans le travail.

Notons que cette cérémonie s’est déroulée en présence du premier ministre Sylvestre Ilunga ainsi que toute son équipe gouvernementale, sans oublier le président de la chambre haute du parlement, Alexis Thambwe Mwamba, les responsables des institutions du pas ainsi que des diplomates accrédités en RDC.

Ci-jointe, l’intégralité de la communication de la présidente de l’Assemblée nationale

Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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