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Economie

RDC: Antoinette N’samba Kalambay a annoncé aux miniers la signature prochaine de l’arrêté interministériel pour la quotité de 0,3% afin d’aider la population impactée par l’exploitation minière

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La ministre nationale ayant à sa charge le secteur minier, N’samba Kalambay Antoinette a, dans sa tournée d’inspection et de contrôle, ce mercredi 08 septembre 2021, dans trois sociétés minières notamment la société minière du Katanga ( SOMIKA), la Mine de l’Etoile (Chemaf) et la Ruashi Mining, annoncé aux exploitants miniers, la signature de l’arrêté interministérielle pour la quotité de 0,3% dans les tous prochains jours.

“Partout où je suis passée, j’étais porteuse d’un message que je transmettais aux miniers ; message selon lequel, bientôt, on va signer un arrêté interministériel pour la quotité de 0,3%, qui va permettre à la République d’aider la population impactée par l’exploitation minière; cette quotité de 0,3 facilitera le développement de la population, en créant d’autres activités qui vont améliorer leur social,” s’est-elle exprimée.

D’abord, elle a débuté cette journée de mercredi par le lancement des travaux de l’atelier organisé par l’ITIE, sur le lancement de la dissémination du rapport assoupli ITIE-RDC et de l’auto-evaluation de la mise en oeuvre du processus ITIE en RDC, aux côtés du vice-gouverneur Jean-Claude KANFWA Kimimba, et du président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga représenté par le rapporteur Thomas Lupata.

À sa prise de parole au cours de cet atelier, la patronne des Mines a recommandé que les travaux arrivent à tracer les questions sensibles de transparence et de gouvernance, des entreprises publiques sur leur participation directe et indirecte dans le secteur extractif.

Elle a par la suite demandé que les parties prenantes aux travaux de l’atelier de l’ITIE, évaluent la gestion de la répartition et de l’affectation de la redevance minière.

Ces informations pertinentes, dit-elle, permettent d’informer le public à propos de la gouvernance de l’industrie extractive, d’alimenter le débat, et d’initier les réformes idoines en matière de gestion, afin de mieux préserver les intérêts de l’État.

“Je conclus en formulant le vœu que les échanges et les conclusions qui sortiront de cette série d’atelier, puissent véritablement donner une bonne impulsion à une mise en œuvre réussie, des recommandations du rapport ITIE-RDC, afin que le prochain rapport puisse mieux se conformer aux exigences de la norme et mieux servir la cause de la transparence dans le secteur extractif;” a-t-elle recommandé.

Aussitôt après, sa visite d’inspection a commencé par la société minière du Katanga, située à une distance de plus ou moins 30km du centre ville de Lubumbashi, où elle s’est entretenue avec toute l’équipe de la direction générale, avant de visiter le site.

De la société minière du Katanga, en passant par la mine de l’étoile (Chemaf) pour chuter à la Ruashi Mining, la patronne des mines en RDC a reçu moultes explications, et a, à son tour, formulé ses propres recommandations sur le champ, en invitant chacune des entreprises, au strict respect du Code et du règlement minier, dans toute sa globalité.

Répondant aux questions de la presse, madame N’samba dit avoir fait l’essentiel de sa mission, telle que prévue :

“Nous avons visité la SOMIKA ce matin, nous étions à l’entreprise Chemaf, et nous avons clôturé pour aujourd’hui, notre visite à l’entreprise Ruashi Mining. Nous avons tenu à voir comment ils utilisent la procédure au sein de leurs entreprises, par rapport à l’hygiène, à la santé, ainsi qu’à la protection environnementale”, a-t-elle confié.

Le passage à l’entreprise Chemaf, a permis de découvrir que les minerais de la RDC sont exportés, sans que le pays en soit responsable. Preuve à l’appui, la ministre N’samba Kalambay constate que la cathode du cuivre et l’hydroxyde de cobalt sont mis dans des grands sacs, sans emblèmes de la RDC.

“Nous avons visité l’usine de Chemaf, et avons constaté que, tout ce qui se met dans les colis, que ce soit la cathode de cuivres, soit l’hydroxyde de cobalts, n’ont pas d’emblèmes de la RDC; donc c’est comme si nous exportons des produits des minerais congolais, sans que la RDC ne soit quelque part responsable,” s’est-elle exclamée.

Pour cela poursuit-elle:

“Nous leur avons dit que nous sommes entrain de voir, comment mettre en place une initiative de transparence et de traçabilité des produits cupro-cobaltifère; dans peu de temps, avec le centre d’expertises, d’évaluation et de certification ( CEEC) en sigle, nous verrons dans quelles mesures mettre en place cette initiative, le plus rapidement possible, pour que nous puissions quand-même tracer depuis l’exploitation, jusqu’au consommateur final”, a-t-elle indiqué.

Rappelons aussi que tard dans la soirée, une autre réunion a été tenue dans le chapiteau du Gand Hôtel Karavia, avec tous les services intervenant dans le secteur minier, pour la province du Haut-Katanga.

Gédéon ELONGA Béni/CONGOPROFOND.NET