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RDC/ ANGOLA : 14 Congolais tués à Lucapa à Lunda Norte

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Le comité des ressortissants congolais établis en Angola rapporte que 14 de nos compatriotes ont été tués ce weekend, entre samedi 6 octobre 2018 et dimanche 07 octobre, dans la municipalité angolaise de Lucapa, province de Lunda Norte.

«Les militaires et les policiers angolais ont fait le porte-à-porte tôt le samedi à la recherche des Congolais qu’ils disent être en séjour irrégulier.
Ils étaient accompagnés des jeunes garçons habillés en tenue civile et qui parlaient la langue Tchokwé.
Quand ils ont commencé à maltraiter les Congolais en les fouettant et en ravissant leurs biens, un groupe de Congolais s’est opposé avec des machettes, des bêches et des bâtons.
La police a ouvert le feu, il y a eu six morts sur le champ par balles et des blessés graves qui ont été abandonnés. Huit des blessés sont morts de l’hémorragie »,
explique René Tshibangu Kabongo, le chargé d’identification du comité des Congolais vivant en Angola basé à Dundo, capitale provinciale de Lunda Norte.

Depuis le mois d’avril, des centaines de Congolais vivant en Angola sont embarqués dans des camions Kamaz et reconduits à la frontière de Kamako par la police angolaise dans des conditions humanitaires “intenables”, affirme Musua Kapinga, administrateur assistant du territoire de Kamako.

« Les Angolais déversent des centaines de Congolais dans des conditions inhumaines.
Ils les sortent sans habits ni argent. Faute de camp d’hébergement ici (Kamako), je n’ai pas les chiffres exacts, mais ils sont nombreux qui arrivent dans ces conditions depuis plusieurs mois. Nous ne savons pas les raisons que nos frères angolais évoquent pour maltraiter nos compatriotes », ajoute Musua Kapinga qui révèle que les Angolais ont initié l’opération « Opesi mbwa aboyi »
(tu donnes au chien il refuse) qui consiste à rechercher les Congolais partout où ils se trouvent sur le territoire angolais et les refouler.

« Le refoulement se fait avec beaucoup de brutalité de la part des forces angolaises. Des morts il y en a peut être plus de 14. Mais je n’ai pas de précision car ça se passe à l’intérieur de l’Angola « , a t-il dit.

Cette information est confirmée par Jean Kambamba, chef d’antenne du programme de l’hygiène aux frontières en poste à Kamako au Kasaï (RDC).
« Les policiers angolais qui convoient les camions à bord desquels les refoulés sont embarqués nous ont donné la même information mais ils disent que les congolais ont attaqué les Tchokwé d’Angola et qu’il y a eu mort de part et d’autre sans nous donner les chiffres », a t-il dit.

Jean Kambamba signale que depuis jeudi 4 octobre 2018 à ce jour, son service a enregistré 33.381 personnes refoulées dont 13.288 hommes, 9.312 femmes, 4.020 garçons et 3.761 filles.
« Ces chiffres concernent ceux qui sont passés par le poste de Kamako. Nombreux autres sortent par la brousse. Ceux là ne sont pas enregistrés. Kamako est inondé. Il n’y a pas d’assistance.
Les refoulés passent nuit dans des églises « ,
ajoute Jean Kambamba.

Les autorités angolaises ont décidé de refouler les ressortissants étrangers en séjour irrégulier sur leur territoire. Sont plus visés ceux qui vivent dans les zones d’exploitation du diamant.

TMB/ CONGOPROFOND. NET


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Organisations : la FOMAK, sur orbite

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Le monde associatif et philanthropique vient de s’enrichir d’une nouvelle structure dénommée Fondation Makanzu (FOMAK), une structure portant le nom de son fondateur, le prof Dr Fils Makanzu Imwangana.

Sa sortie officielle a eu lieu le samedi 28 janvier 2023, au terrain Elimo Santu, dans la commune de Lemba, à Kinshasa.

Dans son discours inaugural, le promoteur de la FOMAK, Prof Fils Makanzu Imwangana, a énuméré les motivations qui ont milité à la création de cette fondation qui porte son nom en ces termes :  » la FOMAK naît dans un contexte où notre société, mieux notre communauté a besoin de plus de modèles dans tous les domaines de la vie. Un contexte où, les jeunes, espoir de l’avenir de notre nation, sont en quête de repères et de référence pour pouvoir se ressourcer et s’inspirer et en quête des bases culturelles réelles sur lesquelles ils doivent s’appuyer pour s’épanouir « .

Aussi, a-t-il ajouté :  » la FOMAK se veut une alternative ou une solution propice, ou encore comme un cadre de réflexion autour des atouts humains que représente chaque jeune d’abord en lui-même « .

Cependant, il a aussi rassuré que s’il se présente comme un pont entre les besoins des jeunes et les pistes de solution, parce qu’il est sûr de son expérience acquise dans le domaine de l’encadrement des jeunes comme enseignant.

Notons que le prof Fils Makanzu est directeur général et enseignant à l’Institut National du Bâtiment et des Travaux Publics. Il est en même temps pasteur.

Soulignons aussi que pour atteindre ses résultats, la FOMAK entend appuyer, favoriser, soutenir et encourager les initiatives privées et publiques dans les domaines socioéducatif, sanitaire, agropastoral, environnemental et autres, pour le développement et l’intérêt général de la communauté congolaise ; lutter contre la délinquance juvénile par l’encadrement des jeunes ; traiter les problèmes inhérents à l’environnement, lutter contre la pollution de la nature : érosions dans les milieux urbains et ruraux, la déforestation avec l’appui des partenaires ; assister les personnes vulnérables (Veuves, orphelins, filles mères, personnes vivant avec handicap, personnes de troisième âge) et assister les églises.

Faisant d’une pierre deux coups, la solennité de la sortie officielle de la FOMAK a été aussi l’occasion pour une adhésion massive à la Convention pour la République et la Démocratie (CDR), parti cher au président de l’Assemblée nationale de la RDC, Christophe Mboso N’kodia Pwanga, de tous les membres de la structure.

Au moins, mille personnes ont adhéré à la CRD, à la suite du management du prof Fils Makanzu, ce qui confirme sa capacité d’être un leader d’opinion et un meneur d’hommes.

Le moment était aussi opportun pour le fondateur de la FOMAK, de lancer un appel à l’enrôlement de ses membres comme électeurs, en perspective des échéances électorales prochaines.

Émile Yimbu/ CONGOPROFOND.NET


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