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RDC: Aminata Namasya et Jackson Awuse, les plus jeunes élus à l’Assemblée nationale 

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Des noms bien connus de la scène politique, ainsi que des nouveaux ont fait leur entrée dans l’hémicycle national.
Dans le lot: Henriette Wamu Ataminia,
André Kimbuta Yango, Alphonse
Ngoyi Kasanji,
Geneviève Inagosi,
Médard Autsaï,
Maker Mwangu,
Bokele Djema Adrien,
Constantin Bengele,
Lubaya Claudel André,
Delly Sesanga,
Marie Ange Lukiana,
Jean-Claude Mvuemba,
Simon Mbatshi Mbatsha, Martin Fayulu Madidi,
Fabrice Puela,
Modero Nsimba Matondo,
Fayulu Madidi Martin,
Eliezer Ntambwe,
Henry Mova Sakanya,
Eliezer Ndjoli Liyota,
Chérubin Okende,
Sakombi Molendo,
Jean Marc Kabund,
Pius Muabilu,
Daniel Nsafu,
Remy Masamba,
Mayo Jean Baudouin,
Godard Motemona
Jean Goubald Kalala,
Paul Balenza,
Christelle Vuanga,
Neron Mbungu,
Léon Nembanlemba,
Collette Tshomba,
Jean Marie Lukulasi,
Patrick Muyaya, Sam Bokolombe, etc.
En effet, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé, ce samedi 12 janvier 2019 aux premières heures du matin, les noms de ces 485 députés nationaux élus au scrutin du 30 décembre 2018. Les 15 autres députés restant, a fait savoir Corneille Nangaa,  seront connus à l’issue de l’élection prévue en mars dans les circonscriptions de Beni, Butembo et Yumbi.
D’ores et déjà, a-t-il indiqué, la personne la moins âgée élue est une jeune dame de 25 ans, Aminata Namasya de la circonscription de Bambesa dans le Bas-Uele. Chez les hommes, l’autre élu le moins âgé s’appelle Awuse Jackson, 26 ans, de la circonscription d’Irumu dans la province de l’Ituri.
Les deux jeunes gens,  s’ils sont confirmés, siègeront d’ailleurs au bureau provisoire qui sera dirigé par le doyen en âge, Gabriel Kyungu wa Kumwanza (81 ans).
Il convient de rappeler que la particularité des élections législatives de 2018 est l’introduction d’un seuil de représentativité fixé à 1% au niveau national. En clair, pour être déclaré élu, le parti, regroupement ou candidat indépendant devait recueillir un minimum de 1 pourcent de l’ensemble des suffrages valablement exprimés. Ainsi, pour cette élection, le seuil d’1% représentait 181 611 voix parce que 18 161 182 suffrages ont été valablement exprimés sur l’ensemble du territoire national au scrutin du 30 décembre dernier, selon des chiffres fournis par Corneille Nangaa. Trente-deux partis et regroupements politiques ont atteint ce seuil et seront représentés à l’Assemblée nationale.
D.B./CONGOPROFOND.NET

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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda plaide pour une refondation institutionnelle

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Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda, à titre personnel, appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Rappelons que l’activiste Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. Ses nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de ce citoyen qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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