À la Une
RDC: accusé de porter la Proposition de loi sur l’homosexualité, le député Nanou Memba parle d’un montage de mauvais goût
Accusé d’être auteur d’une proposition de loi portant autorisation de l’homosexualité déposée à l’Assemblée Nationale, le député National Nanou Memba qualifie cette information de « Fake News » !
Pour l’élu de Kipushi, l’information qui circule sur les réseaux sociaux est un montage de la part de certaines autorités provinciales dans l’unique but de salir son image. Il invite la population à la vigilance face aux activités d’un laboratoire de Fake News qui existe dans le Haut-Katanga.
» Mon frère, je suis à l’aise. L’information sur l’homosexualité est un mensonge monté de toute pièce par les ennemis de la République juste pour salir ma réputation. Nous sommes au service du peuple dans la vision du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. Aujourd’hui, je suis dans la démarche d’obtenir des explications claires auprès du ministère des Infrastructures sur la gestion des routes concédées dans le Haut-Katanga, la proposition sorcière sur l’homosexualité est une distraction simple », a réagi Nanou Memba au micro de CONGOPROFOND.NET.
Rappelons que depuis ce jeudi cette information circulait sur les réseaux sociaux et faisait état d’une proposition de loi portant autorisation de l’homosexualité en République Démocratique du Congo qu’on a attribué au député national Nanou Memba. Ce dernier a vigoureusement réagi qualifiant le nouvelle d’un Fake News.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Sud-Kivu : à Bukavu, des messages appelant au retrait rwandais apparaissent le jour dédié à Lumumba
La ville de Bukavu s’est réveillée, ce samedi 17 janvier 2026, dans une atmosphère particulière mêlant commémoration historique et messages politiques. Cette date, consacrée à la mémoire de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, intervient dans un contexte sécuritaire et politique tendu au Sud-Kivu.

Des tracts dénonçant la présence rwandaise
Selon des images et témoignages relayés sur les réseaux sociaux, plusieurs tracts ont été aperçus dans différents quartiers de la ville. Ces messages dénoncent la présence rwandaise dans la province et appellent au retrait immédiat de ce qui est qualifié d’« envahisseurs rwandais ».
Dans l’un de ces messages, il est affirmé que « malgré la présence de l’armée rwandaise à Bukavu, la ville se réveille dans l’atmosphère particulière de commémoration de la journée de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, le vrai ».
Un acte présenté comme patriotique
Les tracts visibles à Bukavu expriment une revendication claire. Ils exigent « le retrait des envahisseurs rwandais de la province du Sud-Kivu », un message que les auteurs présentent comme un acte patriotique.
Pour eux, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de l’héritage de Patrice Lumumba, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance du Congo. Le texte souligne que cette cause est « une cause noble ayant précipité la mort du vaillant panafricain que les Congolais et les grands révolutionnaires du monde entier célèbrent à la date d’aujourd’hui ».
La Génération Z se revendique de la résistance
Les auteurs des messages se réclament notamment de la Génération Z congolaise. Ils estiment que « la population de Bukavu, jadis ville de la Résistance (…), s’invite dans la lutte de reconquête de l’indépendance de la RDC ».
Les slogans affichés se veulent également un avertissement, parlant d’« un message fort adressé aux envahisseurs rwandais, les avertissant de la couleur de l’ouragan populaire qui pointe à l’horizon ».
Après Goma, Bukavu à son tour

Cette action à Bukavu intervient au lendemain d’initiatives similaires rapportées à Goma.
« Hier, le 16 janvier 2026, c’était à Goma ; aujourd’hui, 17 janvier 2026, c’est le tour de Bukavu. Rien n’est hasard », peut-on lire dans le message. Les auteurs affirment qu’« quelque chose se prépare » et que « la population a déjà décidé de braver la peur ».
Des slogans explicites
Parmi les slogans diffusés figurent notamment :
« Retrait urgent des envahisseurs rwandais déguisés en rebelles »,
« Non à l’occupation rwandaise du territoire congolais »,
ou encore « On ne libère pas un peuple, mais un peuple se libère ».
Le message se conclut par une prise de position sans équivoque : « Bukavu dit NON aux M23 ».
Silence des autorités
Pour l’instant, aucune réaction officielle des autorités locales ou nationales n’a été rendue publique à propos de ces tracts et des messages qui les accompagnent. La situation reste suivie de près dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
