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RDC – Accord de paix avec le Rwanda : Augustin Kabuya tacle l’opposition et accuse Christian Tshiwewe
Le Secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Augustin Kabuya, a réagi avec fermeté aux critiques visant l’accord de paix récemment signé entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda.
Lors d’une intervention musclée, il a défendu cet accord tout en s’attaquant ouvertement à certains acteurs religieux et militaires.
« Si cet accord est appliqué dans son intégralité, la RDC en sortira grande gagnante »
Dénonçant ce qu’il qualifie de distraction politique, Kabuya a appelé les Congolais à faire preuve de vigilance. « Ne soyez pas distraits. Si cet accord est appliqué dans son intégralité, la RDC en sortira grande gagnante », a-t-il déclaré, balayant d’un revers de main les critiques de ceux qui y voient une compromission avec un pays accusé de soutenir le M23.
Dans une attaque frontale, Augustin Kabuya n’a pas épargné le Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, qu’il accuse de relayer la voix du Rwanda. « Ambongo est un politicien en soutane. Il est conduit par l’esprit d’incrédulité », a-t-il lancé, dénonçant l’implication jugée trop politique de l’homme d’Église dans les affaires de l’État.
Cette déclaration intervient alors que le Cardinal s’était récemment montré critique vis-à-vis de la politique sécuritaire du gouvernement et des accords régionaux.
Plus surprenant encore, Kabuya a lâché une accusation de poids contre le général Christian Tshiwewe, ex-chef d’état-major général des FARDC. Selon lui, ce dernier aurait envisagé d’éliminer une haute autorité de l’État, en l’occurrence le Président Félix Tshisekedi. « Il n’a jamais nié ces faits », a-t-il insisté, sans apporter davantage de preuves, mais suggérant une tentative de déstabilisation au sommet de l’État.
Les propos de Kabuya suscitent déjà de vives réactions sur les réseaux sociaux, certains saluant sa franchise, d’autres dénonçant des propos irresponsables et dangereux pour la cohésion nationale.
En l’absence de réaction officielle du Général Tshiwewe ou de l’Église catholique, ces déclarations jettent une ombre sur un climat politique déjà tendu.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
