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RDC : 6 mutilés, victimes des atrocités de la CODECO, en route pour Kinshasa pour rencontrer le Pape François 

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Six mutilés, victimes des atrocités de la CODECO, en territoire de Djugu, province de l’Ituri, parmi lesquels un prêtre, seront dans la délégation de la diocèse de Bunia pour rencontrer le Pape François à Kinshasa. D’après des sources contactées par CONGOPROFOND.NET, ces personnes seront à Kinshasa le 27 janvier 2023.

Parmi lesdites victimes, il y a l’abbé Guy Robert Mandro. Il était curé de la paroisse de Fataki à 15 km de Djugu.
Les autres victimes sont les rescapés des sites des déplacés de Tché et de Rôo où les rebelles de la CODECO (Coopérative pour le Développement du Congo) avaient massacré 68 personnes en une seule nuit dans le territoire de Djugu.

Notons que la plupart de ces victimes sont Hema alors que leurs bourreaux sont identifiés comme une milice de l’ethnie Lendu.

Un village du territoire de Djugu. Photo Présidence de la RDC.

Plusieurs voix se sont toujours élevées pour condamner les atrocités commises par les combattants de la CODECO dans le territoire de Djugu.

Ces miliciens accentuent, au quotidien, leur pression sur la population, l’appauvrissent davantage et entravent, par conséquent, le développement du territoire de Djugu qui, pourtant, est très riche en minerais, avec un sol très fertile.

D’autre part, de nombreux enfants ne vont plus à l’école, les activités champêtres sont suspendues dans plusieurs localités dont les habitants sont en fuite, face à la détérioration de la situation sécuritaire.

« Pourquoi les tueries, alors que nous sommes riches mais nous devenons de plus en plus pauvres ? Djugu a de l’or, a des terres arables très fertiles, mais, pourquoi Djugu ne prospère pas ? Comment nos enfants ne peuvent-ils pas étudier tranquillement, manger de façon convenable pour que demain, ils deviennent aussi des responsables ! Pourquoi tout ceci ? C’est justement à cause de CODECO que les ressortissants de Djugu sont devenus pauvres ! », a déploré le vice-gouverneur Benjamin Alongaboni après un massacre au début de l’année 2022.

Benjamin Alongaboni a ajouté qu’au regard de la détérioration de la sécurité, Djugu ne peut plus exporter ses productions : « Djugu qui produisait, trois fois l’an le haricot, il fournissait Kinshasa, Kisangani, mais aujourd’hui, Djugu ne peut pas le faire. Quand on voit les gens, on voit la pauvreté. Les CODECO ont appauvri la population ! Aujourd’hui encore, ce sont les mêmes CODECO qui prennent en otage les ressortissants du territoire de Djugu. Cela ne nous arrange pas, ça ne nous valorise pas. Dites à nos frères égarés que vous connaissez, que chaque activité a un début et une fin. Qu’ils ne pensent pas qu’ils resteront éternellement agressifs en tuant et en appauvrissant la population ».

Pour rappel, le Pape François se rendra en République Démocratique du Congo du 31 janvier au 3 février prochains. Pour l’ambassadeur de ce pays près le Saint-Siège, Deogratias Ndagano, cette visite sera «une relance, un souffle nouveau dans la vie des Congolais».

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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