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RDC: 485 députés élus provisoirement à l’Assemblée nationale 

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La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a  rendu public,  aux petites heures du matin de ce samedi 12 janvier 2019, les résultats des législatives nationales. Sur 15.355   participants, 485 candidats ont été élus provisoirement.
Corneille Nangaa, président de la Centrale électorale, a indiqué que 15 sièges sont encore à pourvoir aux prochaines élections partielles qui seront organisées au mois de mars 2019 dans les circonscriptions de Beni territoire, Beni Ville, Butembo et Yumbi.
Il a aussi souligné que le nombre total de votants est de 18.329.318. Cependant, il a été enregistré 168.136 bulletins blancs. Le suffrage national valablement exprimé est de 18.161.182 voix. Le seuil national étant de 1%, sa valeur représente 181.611 voix.
À cet effet, 33 regroupements et partis politiques ont atteint le seuil électoral de 1% sur l’ensemble du territoire national.
Dans le lot de 10 élus exceptionnels qui ont atteint et/ou dépassé les 50% de votants figure Ngandu Katunga Alphonse de l’UDPS Kabeya Kamwanga( Kasai Oriental) qui a raflé 85,78% de voix de sa circonscription.
Par ailleurs, Vital Kamerhe, président de l’UNC, s’est révélé comme le candidat le mieux élu sur l’ensemble de la République avec 86.832 voix récoltées à Bukavu(Sud-Kivu).
Les autres élus ayant obtenu le plus des suffrages sont, notamment, Evariste Boshab avec 80.521 votants à Mweka et Adolphe Muzito qui a eu 62.798 votants à Kikwit.
D.B/CONGOPROFOND.NET

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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda plaide pour une refondation institutionnelle

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Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda, à titre personnel, appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Rappelons que l’activiste Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. Ses nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de ce citoyen qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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