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RDC : 25 ans après Muhindo Nzangi lance officiellement les travaux des états-généraux de l’ESU
« Je suis satisfait ! « . C’est par ces mots que Muhindo Nzangi, ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, a démarré son discours. Il a exprimé sa satisfaction de constater une forte affluence sur le campus de l’Université de Lubumbashi pour participer aux assises de ces états-généraux.
A l’ouverture de ces états généraux longtemps voulus par tous, le ministre remercie le gouvernement d’avoir autorisé la tenue de ces assises avec la mission de réformer le secteur de l’ESU, ce » conformément à la vision du chef de l’Etat, grand chancelier des établissements d’enseignement superieur qui a érigé l’éducation comme pilier de l’âme du développement de la société congolaise ».
A l’instar des précédentes assises qui ont apporté plusieurs innovations dans ce secteur, le ministre Muhindo Nzangi espère que les présentes assises puissent consacrer l’avènement de grands changements. Pour lui, » sans réformes audacieuses, il est Impossible d’améliorer notre système Éducatif ».
S’agissant du système LMD( licence, maîtrise et doctorat), le ministre volontariste rappelle que les textes internationaux et l’employabilité de nos diplômés rendent obligatoire l’arrimage de la RDC. « Mais tout doit se faire dans la contextualisation en évitant le copier-coller. Comme dispose l’article 18 de la loi cadre du 11 février 2014 sur l’ESU, il est institué le système LMD qui a pour objectif: d’harmoniser les cursus d’enseignement superieur et faciliter la mobilité des étudiants dans l’échelle mondial. Et dans le cadre des stratégies sectoriels de l’éducation et de la formation de 2015 et 2016, il est attribué au ministère de l’ESU d’opérer dix réformes dont celle du basculement dans le système LMD qui passe à ce jour comme une priorité ».

Insistant sur la nécessité de réfléchir sur le LMD, le ministre s’oppose contre la coexistence de deux systèmes. « Je ne voudrait plus continuer à signer les diplômes de deux systèmes différents. »
Les universités, il en existe plusieurs mais peu sont viables, a-t-il appuyé. « Au regard des résultats des contrôles de viabilité certaines universitaire peuvent être qualifiées des cantines à diplômes tout simplement déterminés à déverser dans la société des diplômés qui ne savent pas se défendre », déplore le ministre.
Avant de s’interroger: « cette situation me pousse à réfléchir sur la sanction, ne devrions nous pas fermer toutes ces universités ? »
Face à l’absence en province de certains professeurs ne sachant pas satisfaire leurs charges horaires puisque retenus à Kinshasa ou ailleurs, le ministre s’interroge : « S’il ne faudrait pas penser à conférer au ministère de l’ESU le pouvoir d’affecter les professeurs dans les universités en manque et pénurie des professeurs. Dans ce cas, une prime supplémentaire des brousses seraient envisagées pour les enseignants qui accepteraient de rester en province ? ».
Par ailleurs, au sujet des productions scientifiques, qui permettent aux professeurs de réaliser leurs parcours académique et d’accéder au grade supérieur, le ministre s’interroge encore : « s’il ne faudrait pas renforcer les conditionnalités. On exigerait qu’un candidat au grade de professeur produise deux livres dans son domaine de spécialisation, cinq articles scientifiques en plus des notes des cours. Le candidat au grade de professeur ordinaire produirait trois livres et quatre articles. Et pourquoi ne pas exiger que l’accès au grade de professeur ordinaire soit conditionné par la direction d’au moins cinq thèses. »
Il faut noter, en outre, que le mot inaugural du ministre de l’ESU était marqué par un acte de reconnaissance de la communauté académique et du gouvernement à l’endroit de Monseigneur Tharcisse Tshibangu Tshishiku pour les services rendus au monde scientifique congolais. Il futle premier diplômé en Théologie de l’Afrique central premier recteur noir de l’Afrique, président du conseil d’administration des universites du Congo, conseiller au Vatican et l’un des artisans de l’oeuvre pastorale du cardinal Malula. Après la remise, à titre symbolique, de certains présents à son endroit par l’intermédiaire de son représentant, le ministre a plaidé pour sa décoration au grade de grand officier dans l’Ordre national honorifique du pays.
Joseph Malaba/Congoprofond.net