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RDC : 2.400.000 enfants bientôt dotés des actes de naissance
C’est l’objectif du projet rattrapage des naissances à l’état civil du gouvernement congolais et financé par la Banque Mondiale.
Ce projet est conduit par le consortium civipol, UNFPA, Caritas Congo, Digitech, Idiema et Transitec qui apporte un appui technique conséquent au processus de reforme du système d’enregistrement des faits d’état civil et de production des statistiques vitales initié par la RDC en 2016. Le lancement de la campagne de rattrapage scolaire a eu lieu ce mardi 30 avril au siège de l’UNFPA.
Selon Jean Tshikuna, représentant du gouvernement dans le projet intitulé » renforcement des systèmes de développement humain (PRSDHU), il est question d’améliorer l’indice de développement humain en RDC.

Actuellement, seuls 25% des enfants de moins de 5 ans sont enregistrés à l’état civil. Uniquement dans ce lot, 14% possèdent un acte de naissance d’après l’enquête démographique et de santé de 2013-2014. Or un enfant qui n’est pas enregistré n’est pas reconnu légalement.
La RDC est actuellement classée 176e pays au monde en terme d’IDH sur 189 pays. Or ce projet va doter le pays d’un système d’enregistrement fiable, numérique et biométrique. Ce qui va permettre à la population d’avoir un identifiant unique.
Il a également précisé que dans le cadre de la sous composante relative à l’état civil, il est prévu l’établissement de 2.400.000 actes de naissance à 600.000 élèves de la maternelle et du primaire ainsi que leur fratrie.
La phase pilote va se dérouler à Kinshasa selon Olivier Barnouin, Chef de mission de CIVIPOL.
La commune de Limete servira de zone d’expérimentation.
Elle a été choisie par ce qu’elle réunie les conditions matérielles et possède des archives.
400.000 actes de naissance seront établis pour 100.000 élèves et leur fratrie dans le cadre du premier projet.
Le volet rural va être expérimenté au Maniema et ici les NTIC seront appliquées pour l’établissement des registres civils.
Le second projet va appuyer la modernisation du système de l’état civil en RDC. Et ce, à travers la collecte des données dans plus de 1200 bureaux d’état civil.
S’agissant de la mise en oeuvre de ce projet, Antoine Banza, chargé de programme suivi et évaluation à l’UNFPA, a affirmé que la collecte des données se sont déroulés de mars à avril 2019. » Au total, 11 superviseurs ont déployés sur terrain pour réaliser la cartographie.
Il s’agit des statisticiens et des démographes.
Ils vont s’appuyer sur 100 enquêteurs recrutés localement, » a-t-il déclaré.
Brigitte Kiaku, chargée de communication de l’UNFPA, a demandé aux participants et particulièrement aux journalistes de sensibiliser la population sur l’enregistrement des enfants à l’état civil.
Rappelons que la mise en oeuvre de ce projet est assuré par les ministères de l’EPSP, de l’intérieur et de la justice. Ils vont intervenir à différentes étapes de l’opération.
Ayant obtenu un financement initial de 15.000.000$, le projet a bénéficié de la Banque Mondiale un financement additionnel de 41.000.000$.
Il encoure jusqu’au mois d’août 2020.
TMB/ CONGOPROFOND.NET
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Mongala : Près de 10.000 finalistes lancent la conquête de l’Examen d’État 2026
Au total, 9 991 élèves finalistes prennent part, ce lundi 4 mai, aux épreuves hors session de l’Examen d’État édition 2026 dans la province éducationnelle Mongala 1, au nord-ouest de la République démocratique du Congo, selon des sources officielles.
Prenant la parole, le directeur provincial de l’Éducation, Jean-Claude Kilonga, a salué l’engagement des autorités nationales en faveur du secteur éducatif.
« Je salue la détermination du Président de la République dans sa vision pour l’éducation, mise en œuvre par la ministre d’État, la professeure Raïssa Malu Dinanga, qui œuvre à apporter des innovations pour booster l’éducation de notre jeunesse », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que ces épreuves ( dissertation, oraux de français et d’anglais, ainsi que les pratiques professionnelles ) constituent une étape décisive pour les finalistes du secondaire et les autodidactes.
« Ces épreuves sont le couronnement de votre parcours scolaire. Abordez-les avec calme, discipline et honnêteté. Refusez toute forme de tricherie : seule la réussite méritée vous ouvrira les portes de l’avenir », a-t-il exhorté, appelant également les encadreurs au respect strict des consignes et de la rigueur professionnelle.
De son côté, l’inspectrice principale provinciale, Françoise Mombo, a mis en lumière deux innovations majeures introduites cette année :
– l’instauration de l’oral d’anglais pour toutes les filières du cycle long ;
– la numérisation complète du processus de l’examen.
« Cette numérisation couvre toute la chaîne : de l’enrôlement des candidats à la publication des résultats, en passant par la collecte des données, le suivi des absences et la correction », a-t-elle expliqué.
Elle a précisé que la province éducationnelle Mongala 1 compte 30 centres d’examen répartis en 16 filières, pour un total de 9 991 candidats, filles et garçons confondus. Les épreuves se déroulent du 4 au 18 mai 2026.
Présidant la cérémonie de lancement, le gouverneur de province, Jean Colin Makaka Pap’ekaka, a invité les candidats à faire preuve de sérieux et de patriotisme :
« Travaillez avec discipline et honnêteté. La qualité de notre province se mesure aussi à notre niveau intellectuel. Nous attendons de vous que vous serviez dignement la nation », a-t-il affirmé, avant de lancer officiellement les épreuves.
La cérémonie s’est tenue au lycée Monzoto Mwa Tongo, en présence du président de l’Assemblée provinciale, des membres du comité provincial de sécurité et des autorités éducatives. Elle a débuté par le serment du citoyen, suivi d’une ronde dans plusieurs centres de la sous-division Lisala 1.
Jonas Mboli Egbokolimba/CONGOPROFOND.NET
