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RDC : 15 ressortissants étrangers déjà à Kinshasa, début du dispositif d’accueil temporaire
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé, dans un communiqué officiel publié vendredi, le début effectif de la mise en œuvre du dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers, marqué par l’arrivée à Kinshasa d’un premier contingent de 15 personnes.
D’après ce communiqué daté du 17 avril 2026, cette première phase opérationnelle intervient dans le prolongement de la décision rendue publique le 5 avril dernier. Les arrivées s’effectuent conformément au calendrier établi par les autorités compétentes.
Le Gouvernement congolais précise que ce mécanisme revêt un caractère « strictement transitoire, temporaire et limité dans le temps », soulignant qu’il ne constitue ni un dispositif d’installation durable sur le territoire national ni un programme de relocalisation permanente.
Selon la même source, les personnes concernées sont admises sur le territoire national sous couvert de titres de court séjour, dans le respect de la législation en vigueur en matière d’entrée et de séjour des étrangers, ainsi que des engagements internationaux de la République démocratique du Congo.
Le communiqué indique également que leur accueil, leur encadrement et leur prise en charge sont assurés grâce au financement du Gouvernement américain, dans des conditions conformes aux exigences de sécurité, aux règles administratives en vigueur et aux standards internationaux en matière de gestion ordonnée des mouvements de personnes.
Cette opération intervient dans un contexte où la République démocratique du Congo a accepté, début avril, de collaborer avec les États-Unis dans la mise en place de ce dispositif d’accueil temporaire. Une décision qui, bien que présentée par les autorités comme relevant de la solidarité internationale, suscite déjà des interrogations au sein de l’opinion sur ses implications, notamment en matière de souveraineté, de sécurité et de capacités d’accueil du pays.
Dorcas Ntumba
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
