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RD Congo : Entre l’esclavage de l’eau, de l’air et la perception du monde
Lorsqu’on plonge dans les méandres de la République Démocratique du Congo, on découvre un pays où l’esclavage revêt des formes insidieuses et inattendues. Bien plus que le contrôle des corps, c’est le pouvoir sur l’eau qui façonne les destinées. En dictant les jours fériés, les jours de travail et même en baptisant les jours de la semaine, une nation entière se plie à la volonté des dirigeants. C’est un esclavage invisible, mais omniprésent, qui régit les mouvements des individus.
Pourtant, il existe un esclavage encore plus subtil, celui de l’air. À des niveaux de magie noire, la manipulation de la perception du monde conditionne les actions du peuple congolais. En semant l’idée que la vie commence dans un big bang pour finir dans un jugement dernier, on fige les esprits, on fige les mouvements. Si tout découle de la création divine, alors pourquoi changer son destin ? C’est ainsi que les croyances façonnent les actions, dans une danse macabre orchestrée par ceux qui contrôlent les récits.
La RD Congo, riche en ressources naturelles et en diversité culturelle, est un terreau fertile pour l’éveil des consciences et la lutte contre ces formes d’esclavage insidieux. En brisant les chaînes de l’eau et de l’air, en questionnant les récits imposés, le peuple congolais peut se libérer et forger son propre destin, loin des entraves invisibles qui tentent de le maintenir dans l’immobilisme.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Santé
Ebola à Butembo : les autorités appellent les étudiants à renforcer le respect des mesures barrières
Les autorités urbaines de Butembo ont sensibilisé les étudiants au respect strict des mesures barrières afin de lutter contre la 17ᵉ épidémie de la Maladie à virus Ebola. Le message a été lancé ce mardi 26 mai 2026 à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du trophée du championnat de football de la paix organisé par la Représentation des Étudiants du Congo (REC/Butembo-Lubero).
Prenant la parole au cours de cette activité, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, chef de division urbaine à la mairie de Butembo, a exhorté la jeunesse estudiantine à s’impliquer activement dans la riposte contre Ebola à travers le respect des gestes barrières.
« J’invite le corps estudiantin à se liguer pour la riposte contre Ebola. Vous êtes encore jeunes, et nous ne voulons pas voir un jeune mourir d’une maladie aussi grave alors qu’il suffit de respecter quelques gestes simples. L’expérience de la dixième épidémie en 2018 nous a beaucoup appris », a-t-il déclaré.
L’autorité urbaine a indiqué que la ville de Butembo a déjà enregistré deux cas positifs, d’où l’importance d’une mobilisation communautaire pour limiter la propagation de la maladie.
« Je vous demande de respecter les gestes simples afin d’éviter toute chaîne de contamination. Si, après 21 jours, aucun nouveau contact n’est détecté autour des cas confirmés, cela signifiera que la riposte évolue positivement. Cette lutte doit être communautaire, mais l’engagement doit d’abord être personnel », a-t-il insisté.
Dans la ville de Butembo, les campagnes de sensibilisation se multiplient depuis l’annonce de cette nouvelle épidémie. Plusieurs acteurs rappellent notamment les conséquences dramatiques de la dixième épidémie d’Ebola, qui avait causé la mort de plus de 2 277 personnes dans la région, dans un contexte marqué par la désinformation et la méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte.
Dalmond Ndungo
