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Rapport de Global Witness : « Il s’agit d’un acharnement contre le général Amisi» (avocat)

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Maitre Liévin Ngondji, avocat du général Amisi Kumba alias « Tango four » qualifie le rapport de l’ONG international Global Witness d’« un acharnement » contre cet officier supérieur des Forces armées de la RDC.

Il a fait cette déclaration le jeudi 18 avril lors d’un point de presse organisé à Kinshasa.

Pour lui, les allégations de cette structure sont des diffamations.

Le général Amisi Kumba, chef d’état-major général adjoint des Forces armées de la RDC (FARDC), en charge des forces terrestres, est indexé dans le trafic des permis forestiers illégaux par Global Witness.
« Le général n’a pas à répondre des attaques concernant le rapport entre l’administration de la République et les administrés, que ce soit les personnes physiques ou morale, notamment la société Maniema Union 2.
Mais c’est la fréquence du communiqué de Global Witness qui témoigne de l’acharnement en la personne d’Amisi Kumba, général de son état », a déclaré Me Liévin Ngondji.

Il pense que Global Witness vise l’ancien président Joseph Kabila, « pour des motifs inavoués », à travers le général Gabriel Amisi, numéro 2 de l’armée congolaise. « Je laisserai donc au gouvernement congolais de répondre aux accusations que nous considérons comme graves et gratuites, notamment sur la violation du code forestier », a indiqué Me Liévin Ngondji.

Il dit avoir relevé des contradictions et des approximations qui frisent l’amalgame, selon lui. Et ce, dans le but de jeter le trouble dans l’opinion.

Rappel des faits

Dans son rapport du 15 avril dernier, Global Witness accuse le général d’avoir acquis illégalement des permis forestiers en 2018 avant de les revendre.
Les mêmes attaques sont aussi dirigées contre la société Maniema Union 2.

« La famille d’Amisi a obtenu cinq concessions forestières en juin 2018, en violation du moratoire établi de longue date par la RDC sur l’attribution de concessions forestières industrielles, qui visait à protéger la biodiversité et les forêts tropicales critiques du pays. Le ministre de l’Environnement de la RDC avait confisqué sans préavis ces licences à d’autres sociétés d’exploitation forestière avant de les transférer à la société familiale de Amisi, Maniema Union 2 », peut-on lire dans le communiqué de Global Witness.

A en croire ce document, l’annulation des licences et leur attribution à Maniema Union 2 ont eu lieu dans un délai de quatre jours.

En l’espace de quelques semaines, Global Witness confirme que la famille Amisi a vendu la société et ses licences à Lei Hua Zhang, un magnat du bois chinois qui est propriétaire d’une entreprise forestière importante mais mystérieuse opérant en RDC.

Rappelons que le même général a déjà été indexé dans un autre rapport de l’ONU sur le trafic des armes à l’est de la RDC.

L’auditeur général de la république devrait se saisir du dossier pour éclairer l’opinion. C’est cela aussi l’Etat de droit.

TMB/ CONGOPROFOND. NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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