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RAM à Kinshasa : Une mobilisation citoyenne dispersée au rond-point Victoire
Ce 3 mai 2021, une action de sensibilisation organisée par l’ONG Assistance aux Personnes Vulnérables et Enfants du Congo (APVEC) au rond-point Victoire, dans la commune de Kalamu, a été brusquement interrompue par la police. L’initiative visait à informer la population sur la taxe du Registre des Appareils Mobiles (RAM) et à dénoncer son caractère jugé injuste. Alors que les militants distribuaient des tracts et échangeaient avec les passants en matinée, les forces de l’ordre sont intervenues, dispersant rapidement les participants.
Selon les organisateurs et plusieurs témoins, 3 membres actifs ( Crispus Katumba, Cédrick Baka et Bob Liongo) ont été interpellés, non sans violences, avant d’être embarqués dans un véhicule de police. Le reste des participants a été dispersé à coups de gaz lacrymogène, provoquant un mouvement de panique. Du matériel de campagne aurait été confisqué et certains militants malmenés, sans que les raisons précises de ces arrestations ne soient communiquées.
Pour l’APVEC, cette mobilisation relevait d’une démarche citoyenne et pacifique, centrée sur l’information et la transparence. L’ONG dénonce une taxe qu’elle estime opaque et pénalisante pour les populations les plus vulnérables. Mise en place en septembre 2020, la taxe RAM est officiellement destinée à sécuriser les réseaux mobiles et lutter contre la fraude, mais elle se traduit concrètement par des prélèvements automatiques sur le crédit téléphonique des usagers, souvent sans explication claire.
Sur le terrain, plusieurs citoyens rencontrés expriment leur incompréhension et leur frustration face à ce mécanisme. Certains dénoncent une ponction injustifiée sur leurs faibles revenus, tandis que d’autres s’interrogent sur la base légale et la transparence du dispositif. Tous ou presque affirment que la mobilisation se déroulait dans le calme, sans violence ni trouble à l’ordre public, ce qui rend l’intervention policière difficile à comprendre à leurs yeux.
Arrivé après le début de l’opération, le président de l’APVEC, Maick Lukadi, a rappelé que les défenseurs des droits humains agissent dans un cadre légal et doivent être protégés. Il a insisté sur le droit constitutionnel de manifester pacifiquement et dénoncé les brutalités policières.
À ce jour, aucune réaction officielle des autorités n’a permis d’éclairer les circonstances exactes de cette intervention, laissant planer des zones d’ombre sur cet épisode révélateur des tensions autour du RAM en RD Congo.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
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Haut-Uélé : À l’Assemblée nationale, le député Jean-Marc Mambidi sonne l’alarme sur le drame sécuritaire et humanitaire de Watsa
Le député national Jean-Marc Mambidi a porté à la tribune de l’Assemblée nationale le cri de détresse des populations du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uélé. Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire, l’élu a interpellé le Gouvernement sur les violences récurrentes qui plongent les habitants dans un climat de peur et d’incertitude. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de ses multiples alertes en faveur d’une réponse plus énergique des pouvoirs publics.

Une crise humanitaire aux lourdes conséquences
Au-delà des questions sécuritaires, Jean-Marc Mambidi a mis en lumière les conséquences humanitaires de cette instabilité. Les déplacements des populations, les difficultés d’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux activités économiques fragilisent davantage les communautés locales. Selon le député, l’urgence n’est plus seulement de contenir les violences, mais également de mettre en place une assistance adaptée aux besoins des populations affectées.
Un plaidoyer pour une intervention rapide de l’État
Face à cette situation, l’élu de Watsa a appelé les autorités nationales à prendre des mesures immédiates pour restaurer la sécurité et protéger les populations civiles.
Il a insisté sur la nécessité d’un renforcement des dispositifs sécuritaires, d’une meilleure coordination des interventions sur le terrain et d’un accompagnement humanitaire conséquent afin d’éviter une aggravation de la crise.
L’Assemblée nationale interpellée sur son devoir de vigilance
Par cette intervention, Jean-Marc Mambidi rappelle également le rôle de contrôle et d’alerte dévolu aux députés nationaux. Son plaidoyer vise à mobiliser la représentation nationale autour des défis auxquels fait face le territoire de Watsa et, plus largement, les zones affectées par l’insécurité dans l’Est et le Nord-Est de la RDC.
À travers cette alerte, il appelle à une mobilisation collective afin que les préoccupations des populations ne restent pas sans réponse et que des solutions durables soient apportées à cette crise.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
