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Quand le ring devient tombe : Tragédie lors du 40e jour d’Edingwe !
Ce qui devait être un moment d’hommage vibrant s’est transformé en cauchemar. Quarante jours après la disparition du légendaire catcheur Edingwe, ses élèves et admirateurs s’étaient rassemblés pour saluer une dernière fois la mémoire du « lion du ring ». Dans l’arène improvisée, l’émotion était palpable. L’ambiance, électrique. Mais en l’espace de quelques secondes, la fête a viré au drame.

Pour honorer leur maître, de jeunes catcheurs ont voulu reproduire certaines de ses prises les plus emblématiques. Parmi elles : la redoutable manœuvre dite du « mortier ». Un geste risqué, technique, qui exige puissance, précision et surtout, une formation rigoureuse. Ce soir-là, ces conditions n’étaient pas réunies.
L’un des participants, un apprenti âgé d’une vingtaine d’années, a été désigné pour subir la prise. Mal exécutée, celle-ci l’a violemment projeté au sol, tête la première. Le coup a été fatal. Fracture des vertèbres cervicales. Transporté d’urgence à l’hôpital, le jeune homme a rendu l’âme quelques heures plus tard.
« Il était passionné, il rêvait de marcher sur les traces d’Edingwe. On ne pouvait pas imaginer qu’il finirait comme ça, devant nous, en plein hommage », confie, bouleversé, un camarade de formation.
Une spectatrice, encore sous le choc, raconte : « Quand il est tombé, tout s’est figé. On a compris que ce n’était pas un simple KO. Il ne bougeait plus. Il y avait un silence… glaçant. »
Le maître était honoré. Mais le prix de cet hommage fut une vie perdue. La tragédie soulève une fois de plus la question du manque de structures d’encadrement, de sécurité et de formation dans le catch local. Beaucoup pratiquent ce sport de combat sans protection adéquate, sans coach certifié, sans protocoles clairs.
« Edingwe nous a tout appris, mais il insistait toujours sur la rigueur et l’entraînement. Ce qui s’est passé va à l’encontre de ses principes. C’est une double douleur pour nous », déplore un ancien partenaire de scène.
Le deuil d’Edingwe se double désormais d’un autre — celui d’un jeune talent parti trop tôt, dans l’ombre de son idole.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
