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Quand le ring devient tombe : Tragédie lors du 40e jour d’Edingwe !
Ce qui devait être un moment d’hommage vibrant s’est transformé en cauchemar. Quarante jours après la disparition du légendaire catcheur Edingwe, ses élèves et admirateurs s’étaient rassemblés pour saluer une dernière fois la mémoire du « lion du ring ». Dans l’arène improvisée, l’émotion était palpable. L’ambiance, électrique. Mais en l’espace de quelques secondes, la fête a viré au drame.

Pour honorer leur maître, de jeunes catcheurs ont voulu reproduire certaines de ses prises les plus emblématiques. Parmi elles : la redoutable manœuvre dite du « mortier ». Un geste risqué, technique, qui exige puissance, précision et surtout, une formation rigoureuse. Ce soir-là, ces conditions n’étaient pas réunies.
L’un des participants, un apprenti âgé d’une vingtaine d’années, a été désigné pour subir la prise. Mal exécutée, celle-ci l’a violemment projeté au sol, tête la première. Le coup a été fatal. Fracture des vertèbres cervicales. Transporté d’urgence à l’hôpital, le jeune homme a rendu l’âme quelques heures plus tard.
« Il était passionné, il rêvait de marcher sur les traces d’Edingwe. On ne pouvait pas imaginer qu’il finirait comme ça, devant nous, en plein hommage », confie, bouleversé, un camarade de formation.
Une spectatrice, encore sous le choc, raconte : « Quand il est tombé, tout s’est figé. On a compris que ce n’était pas un simple KO. Il ne bougeait plus. Il y avait un silence… glaçant. »
Le maître était honoré. Mais le prix de cet hommage fut une vie perdue. La tragédie soulève une fois de plus la question du manque de structures d’encadrement, de sécurité et de formation dans le catch local. Beaucoup pratiquent ce sport de combat sans protection adéquate, sans coach certifié, sans protocoles clairs.
« Edingwe nous a tout appris, mais il insistait toujours sur la rigueur et l’entraînement. Ce qui s’est passé va à l’encontre de ses principes. C’est une double douleur pour nous », déplore un ancien partenaire de scène.
Le deuil d’Edingwe se double désormais d’un autre — celui d’un jeune talent parti trop tôt, dans l’ombre de son idole.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET