non classé
Qenan Mpata : « IBS n’a pas l’entière responsabilité, car le nouveau Couloir de Kasumbalesa n’est pas opérationnel ! »
Victime des accusations gratuites et sans preuve sur la situation du nouveau couloir non encore opérationnel à Kasumbalesa, l’entreprise Itm Border Service (IBS) sort de son silence et fixe l’opinion sur le contour du dossier « Couloir ».
Dans un entretien avec CONGOPROFOND.NET, le chargé des opérations, tout en déplorant les attaques gratuites, précise que IBS n’a jusque-là aucune responsabilité sur le nouveau « Couloir », étant donné qu’il n’est pas opérationnel. « En plus, c’est une réalisation de l’ancien partenaire de la DGDA. Nous attendons de la DGDA des orientations précises sur le dossier Couloir, car jusque-là nous ignorons les clauses du contrat avec l’exécutant. Voilà pourquoi nous attendons que la situation Couloir soit mise à notre disposition », déclare Qenan Mpata.
« Lors de la remise reprise avec Trafigo SA, d’ailleurs d’une manière brutale, nous n’avons jamais des données sur le Couloir en chantier et nous n’avons jamais pris langue avec l’entreprise responsable du marché pour savoir si les travaux sont à quel niveau ? Nous attendons le mot d’ordre de la DGDA. Car prendre chaque fois soins d’un couloir non encore opérationnel pose problème…« , ajoute QENAN MPATA.
« Nous attendons aussi que le couloir soit opérationnel pour nous permettre d’élargir le parking et aussi mettre toutes les dispositions nécessaires pour la propreté« , conclut-il.
Joseph Mabala/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
