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Provinces gérées par les intérimaires : Les mouvements citoyens de la Tshopo exigent l’organisation imminente des élections
Les mouvements citoyens de la province de la Tshopo, en l’occurrence, Lutte pour le changement (Lucha) , Nouvelle Dynamique de la Société Civile ( NDSCI) et Filimbi exigent l’organisation des élections des gouverneurs dans les 14 provinces gérées depuis un certain moment par des gouverneurs intérimaires.
Ce, avant la mise en œuvre du projet 145 territoires .
C’était au cours d’un point de presse tenu le jeudi 27Janvier 2022 , à la place des Martyrs dans la commune Makiso à Kisangani .
Dans une déclaration lue par Zacharie Kingombe de la Lucha, ces mouvements de la société civile disent avoir appris avec pompe par le gouvernement de la République du projet de développement de 145 territoire dont le montant du financement est estimé à 450 millions de dollars.
Ils ont fustigé les scandales de corruption, de détournements ayant caractérisé la gestion opaque des projets comme Tshilejelu ou encore Kinshasa zéro trou, avant de souligner qu’il semble impérieux de tirer l’attention du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo sur les préconisations nécessaires à la réussite de cette initiative susceptible de bifurquer les territoires vers les perspectives meilleures.
C’est dans cette optique que ces trois mouvements de la société civile ont souligné l’importance de la tenue imminente des élections des gouverneurs dans la mesure où dans les 14 provinces sur 26 où le projet 145 territoires sera réalisé, les gouvernements provinciaux ont été éjectés par des motions de censure.
En qui concerne la province de la Tshopo gérée par un gouverneur a.i , ces structures citoyennes révèlent que Maurice Abibu Sakapela Bin Mungamba s’est distingué par la mauvaise gouvernance .
Cependant, pour masquer sa gestion dévastatrice et prédatrice, selon ces mouvements citoyens, le gouverneur a.i de la Tshopo avait lancé certains travaux jusque-là inachevés.
» *Ce sont les travaux de saupoudrage qu’on avait encore dénoncé il y a quelques mois . Les routes Opala , Banalia , Ubundu pour ne citer que celles-là sont dans un état de délabrement très avancé à tel enseigne que si rien n’est fait , elles risqueront tout simplement de disparaitre. Nous ne voulons pas épingler le cas de la voirie urbaine qui se trouve aussi dans un état piteux … », ont-ils fustigé.
Par ailleurs, les mouvements citoyens de la Tshopo ont craint que l’argent que le gouvernement central va décaisser pour la mise en oeuvre de ce projet ne soit orienté dans les poches des individus.
» *Rien n’empêche celui qui dilapide l’argent de la rétrocession ainsi que les recettes de la province à faire autant pour l’argent de ce projet . « * , ont lâché ces mouvements .
Au regard de ce qui précède, ces structures citoyennes soucieuses du développement du pays, ont formulé les recommandations suivantes :
Au président de la République d’instruire le gouvernement de la République afin que toutes les dispositions nécessaires soient prises pour donner à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) les moyens nécessaires pour organiser les élections des gouverneurs dans les 14 provinces gérées jusqu’à présent par des intérimaires ;
A la CENI de publier le nouveau calendrier aménagé endéans 10 jours à dater de ce jour.
Au cas où le délai accordé n’est pas respecté, elles promettent de passer à la vitesse supérieure en sensibilisant la population pour participer à une série des actions citoyennes de grande envergure qui seront organisées au moment opportun .
Ledimus/Congoprofond.net
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
