Education
Protection des droits de l’enfant: LE CEPEF OPTE POUR UNE VEILLE STRATEGIQUE
Le phénomène « enfants des rues » à Kinshasa a atteint un niveau très préoccupant. Bien qu’un travail appréciable soit réalisé par les structures de protection des droits de l’enfant, on fait un constat amer sur , en effet, un contraste entre le nombre d’enfants nouveaux entrés dans la rue chaque mois et ceux qui sont pacés dans les familles d’accueil transitoire (FAT),mis enautonomie ou réunifiés avec leurs familles.
Par ailleurs , on remarque dans la Ville Province de Kinshasa les migrations descertains enfants dues aux différentes crises qui secouent la sous-régionde l’Afrique centrale. D’autres rechutent après la réunification.
Tout cela révèle le défique constituece phénomène, malgré l’ampeur du travail abattu par les agences et structuresde protection œuvrant dans ce secteur.
Dans le souci de faciliter l’évaluation des programmesen cours, de suggérer des nouvelles orientations du travail des acteurs de terrain et depermettre un meilleur suivi de la situation de ces enfants,sur l’initiative de Zagor Mukoko Sanda et la Sr Jacky Bukaka,le Centre
d’étude et de protection de l’enfant et la Famille ,CEPEF en sigle ,a opté pour l’approche « veille stratégique ». Cette approche consiste à surveiller de façon soutenue et attentive
quelques indicateurs : formation des éducateurs sociaux, encadrement/hébergement,
éducation, réinsertion et prise en charge des enfants des rues, pour mieux comprendre l’évolution du phénomène « enfants des rues » et apporter les solutions appropriées.
NPM: La Sœur Professeur JACKY BUKAKA PhD, cofondatrice du CEPEF
Dans ses études, le CEPEF, groupe de réflexion des chercheurs universitaires et les autres acteurs sociaux,s’efforcede comparer les indicateurs évoqués et de dégager les tendances essentielles.
Puis, il fournit les brèves explications des dites tendances. L’enjeu d’un tel travail, est d’informer les membres et partenaires du CEPEF,les décideurs politiques et les leaders d’opinions sur l’évolution de la situation des « enfants des rues », en faisant parler des chiffres.
les données statistiques objectives obtenues par a compilation des résultats des activités
quotidiennes, pour une meilleure planification des actions et pour susciter une synergie des stratégies communes concertées de lutte contre le phénomène.
L’accompagnement des enfants exige un personnel qualifié et permanent. C’est pourquoi le CEPEF accorde une importance capitale au renforcement des capacités des éducateurs en organisant à leur intention des formations diverses. Le nombre d’acteurs sociaux qualifié
est fluctuant. La fluctuation s’explique par la situation sociale des éducateurs et assistants sociaux qui abandonnent leur poste pourtel ou tel empoi rémunérateur, obligeant ainsiles structures d’encadrement des enfants àprocéder au recrutement d’autre personnel souvent non qualifié.
On aborde d’une façon particulière la situation des filles qui accouchent dans la rue.Les indicateurs retraçant la question des filles qui accouchent dans la rue : la tranche d’âge des filles et la situation de leurs bébés, dont le taux de décès et l’enregistrement à l’étatdrue chaqueeurstellement révélateurs d’un phénomène nouveau et non encore suffisamment exploité, à savoir : « les familles de la rue », qu’il est important d’en réserver une attention particulière
La participation de la communauté protectrice est très indiquée pour atteindre des objectifs souhaités.
L’Appui après la réunification est un des facteurs de stabilité de l’enfant réunifié en famille les critères d’appui après la réunification d’un enfant diffèrent d’une structure à une autre. Trois types d’appui sont souvent exploités, à savoir : l’appuiscolaire ou apprentissage
professionnel, l’appui en Activités génératrices des revenues et l’appui en microcrédit.
L’Ecole des parents est une pratique en pleine expérimentation dans certaines structures accompagnées par le CEPEF. Elle consiste en des séances d’échange régulières entre les parents dont les enfantsont été réunifiés, ceux qui attendent de recevoir les enfants et les
familles d’accueil qui ontaccepté d’héberger d’autres momentanément avant leur réunification, sous la conduite des éducateurs et assistants sociaux. Dans ces échanges, on invite aussi les services publics qui ont un rapport avec la protection de l’enfant.
C’est une approche pour prévenir les rechutes dans la rue. L’analyseet la confrontation des données de terrain ont dévoilé d’une part l’importance que le CEPEF et ses partenaires accordent à la formation des éducateurs et assistants sociaux pour un meilleur accompagnent de ces enfants et la fluctuation deseffectifs de ces éducateurs, d’autre part.
Fluctuation due à l’abandon de poste par certainséducateurs qui préfèrent se faire
embaucher ailleurs pour des raisons liées souvent à rémunération. A tout prendre, la situation des enfants de la rue ainsi brossée dénote une tendance progressive du phénomène. Loin de mettre en cause a qualité du travail abattu par les acteurs et agences de protection de l’enfant, elle nous invite à mettre en œuvre des stratégiescommunes concertées et efficaces de lutte
Actualité
Kakule Kavyavu Jean-Baptiste : 34 ans au service de l’éducation récompensés à la JOUNEPA 2026
À l’occasion de la 25ᵉ édition de la Journée nationale des écoles privées agréées (JOUNEPA), célébrée de manière anticipée ce vendredi 29 mai 2026 à Butembo, l’un des moments forts de la cérémonie a été la distinction de M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste, promoteur et gestionnaire du Complexe Scolaire Socapi. Cette reconnaissance récompense plusieurs décennies d’engagement au service de l’éducation et de la formation de la jeunesse congolaise.

Un parcours inspirant commencé en 1994
C’est avec émotion que M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste est revenu sur les débuts de son aventure éducative. En 1994, le Complexe Scolaire Socapi ouvrait ses portes avec seulement deux salles de classe destinées à la première et à la deuxième année primaire. Grâce à une vision claire et à une croissance progressive, une nouvelle classe était ajoutée chaque année, permettant à l’établissement d’évoluer jusqu’au cycle secondaire.
Cette stratégie de développement a porté ses fruits en 2006 lorsque la première promotion de diplômés a enregistré un taux de réussite de 100 %, avec 7 lauréats sur 7 candidats présentés aux examens d’État.
La plus grande fierté du gestionnaire reste le parcours de nombreux anciens élèves qui se distinguent aujourd’hui dans différents secteurs de la vie nationale et internationale. Parmi eux figurent notamment l’Abbé Mirembe ainsi que plusieurs cadres et professionnels évoluant aux États-Unis et dans d’autres pays, témoignant de la qualité de la formation reçue au Complexe Scolaire Sokapi.
Discipline et qualité, les piliers de la réussite
Dans un contexte marqué par la prolifération des écoles privées à Butembo, M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste attribue la confiance des parents à deux valeurs fondamentales : la discipline et l’excellence académique. Selon lui, la rigueur dans le recrutement des enseignants et le suivi constant des apprenants constituent les principaux leviers de performance de l’établissement.
Situé dans la commune de Bulengera, à proximité de l’aérodrome de Rughenda, le Complexe Scolaire Socapi poursuit sa modernisation en améliorant continuellement ses infrastructures. L’école offre plusieurs filières de formation, notamment la Pédagogie générale, la Commerciale et Gestion, la Nutrition, l’Agronomie, l’Électronique ainsi que la Construction.
À travers cette distinction décernée lors de la JOUNEPA 2026, c’est tout le parcours de M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste qui est salué : celui d’un éducateur visionnaire ayant consacré plus de trente ans à bâtir une institution devenue une référence dans le paysage éducatif de Butembo-Lubero.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
