Connect with us

À la Une

Protection des droits de l’enfant: Le CEPEF à l’avant-garde de la protection des droits de l’enfant

Published

on

La situation des enfants en rupture familiale de Kinshasa trouve racine à la fois dans les

conditions de paupérisation dans lesquelles le pays est plongé depuis les années 80-90, la
transformation et déstructuration des modèles familiaux en milieu urbain, l’exode rural, les
conflits armés répétitifs, le manque d’accès aux services de base pour une grande partie de la
population.

Cette situation de vulnérabilité des enfants est l’objet d’interventions des acteurs de protection de
l’enfance, sous diverses formes.

Zagor Mukoko-SANDA,gestionnaire d’entreprises sociales et le Père HUGO,de la Fondation Pédiatrique de Kimbondo

Légalement, la situation des enfants des rues est actuellement prise en compte par les différents textes
juridiques nationaux et internationaux qui prévoient leur prise en charge par un placement dans les
institutions d’hébergement transitoire avant de réinsérer dans leur familleselon le processus IDMRS .

Les enfants ne sont pas tous en rupture familiale complète et certains gardent des contacts
avec leurs parents (par exemple, dans des cas de décès d’enfants, il est rare que la famille ne
se manifeste pas pour demander le corps). Le départ et l’éloignement de la famille se fait
quelquefois progressivement (tant en distance qu’en temps d’absence du foyer), les enfants
étant amenés à fréquenter la rue pour y travailler et y trouver de quoi vivre, du fait de
l’absence de prise en charge de la part des parents. Certains évènements conflictuels entre les
enfants et les parents ou le voisinage peuvent provoquer une rupture qui empêche l’enfant de
revenir.

Dans certains cas, l’intervention d’un adulte médiateur très tôt permet un retour de l’enfant
en famille et évite la rupture. Les accusations de sorcellerie contre les enfants cautionnées par
les pasteurs ou simplement proférées par les parents, viennent dans 70% des cas étayer leur
rejet de la part de la famille ou de leur entourage proche.

Le phénomène « Enfant de la rue » représente un fléau réel et menace réelle de toute la RDC
en général. C’est ainsi qu’afin de mieux lutter contre sa recrudescence, fautil disposer des
informations fiables à ce sujet. Etant donné que les indicateurs existants ne donnent pas
satisfaction, d’où la création du Cercle d’étude pour la protection de l’enfant et la famille, en
sigle CEPEF.

Effectivement un groupe de chercheurs universitaires à travers le monde se réunit de temps
en temps pour analyser la situation de ces vulnérables dans une approche participative par des
échanges des savoirs et pratiques professionnelles.


Les données statistiques issues permettront de répondre à plusieurs
préoccupations des opérateurs sociaux, décideurs politiques, bailleurs de fonds, etc..
En effet elles fourniront les informations précises sur la situation des enfants de la rue en
RDC ainsi que les moyens d’actions à mettre en œuvre pour la planification des
interventions en leur faveur.

Sous l’impulsion de ZAGOR MUKOKO SANDA,gestionnaire des entreprises sociales et de

 

la SœurProfesseur JACQUELINE BUKAKAPhD une étude systématique est menée pour
évaluer l’impact des pratiques sur le terrain en matière d’accompagnement psychosociale. De
ce fait, un programme de renforcement des capacités est mis en en place faisant appel à
l’expertise des formateurs de haut niveau national et étranger.

L’enfant, étantun trésor communautaire, le Chef de Division de la Direction des Interventions
Spéciales pour l’Enfant, Me Clarisse Phola anime les communautés protectrices en
collaboration avec le Coordonnateur du REEJER,MrRémy Mafu impliquantainsi les leaders
et les services communautaires.

L’aspect juridique est supervisé par le Professeur Raoul KIENGE KIENGE, professeur de
Droit dont l’expertise en criminologie est avérée.

Le CEPEF est à l’écoute des enfants, des jeunes et des éducateurs pour réajuster leurs
actions et stratégies d’accompagnement. Son intervention part du diagnostic institutionnel
permettant d’identifier les besoins réels des structures dans la prise en charge efficace et
appropriés des enfants et jeunes de la rue. Cette identification des besoins oriente et facilite
la circonscription des axes de renforcement des capacités, des compétences et des activités
des organisations en faveur des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF demeure jusqu’à ce jour le partenaire du gouvernement, des agences des Nations
unies et ONG internationales sur la problématique des enfants et jeunes dits de la Rue.

Elyane Mukuna

À la Une

DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

Published

on

Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

Continue Reading