Education
Protection de l’enfant: Le CEPEF, cadre de concertation et de réflexion sur les phénomènes sociaux
Depuis les années 1990, la RD Congo fait face à une instabilité socio-politique, avec plusieurs conflits armés à répétition, qui a entrainé un marasme économique et social prolongé.
Plus de la moitié des ménages congolais sont aujourd’hui incapables de satisfaire les 5 besoins de base suivants : soins de santé, alimentation, logement, éducation et emploi de qualité. Dans ce contexte, les enfants représentent le groupe le plus vulnérable de la population. 1 sur 5 meurt avant l’âge de 5 ans et, malgré les mesures prises par le gouvernement, plus de 4 millions d’enfants à l’âge de scolarisation n’étudient pas (MINAS 2018b, Luisa Maria Aguilar, 2017/Avril).
La protection sociale en général et celle de l’enfant en particulier, ressemble à un domaine délaissé, car il n’y consacre que 1% de son budget. (MINAS 2018b).
Par ailleurs, la pauvreté de masse des familles congolaises a rendu plusieurs parents incapables de subvenir aux besoins de leurs enfants. Beaucoup d’entre ces derniers sont livrés à eux-mêmes, en rupture avec leurs familles.
Pour parer à cette situation, plusieurs acteurs organisent la protection sociale.
Le Professeur Sylvie Bobineau échange avec le Professeur Delphin TUBULA en présence du Président du CEPEF, Zagor MUKOKO- SANDA
L’expérience des acteurs sociaux de terrain a montré la nécessité de créer un espace de concertation et de réflexion pour les chercheurs et autres opérateurs sociaux sur la problématiquedes enfants des rues à travers le monde, spécialement dans les villes de la RD Congo.
C’est ainsi qu’est né en2021 ,sur l’initiative de Zagor MUKOKO- SANDA et de la Sœur Jacky BUKAKA, le Cercle d’étude pour la protection de l’enfant et la famille, « CEPEF » qui réunit leschercheurs universitaires, les travailleurs sociaux ,les leaders communautaires et les autorités publiques œuvrant dans la protection des droits de l’enfant et de la famille .
Il vise à améliorer le partage des savoirs et autres expériences respectives dans les interventions auprès des enfants et la famille,mais aussi à l’adoption de stratégies communes face à divers problèmes auxquels sont confrontés les enfants eux- mêmes ainsi que les associations s’occupant de leur encadrement.
Nette collaboration entre le Secrétaire Général du Ministère des Affaires sociales et le CEPEF.NPM : Le Président du CEPEF, Zagor Mukoko-Sanda et le Secrétaire Général, Hilaire KALUME
Le CEPEF veille à la prévention de la rupture familiale : Il oriente ses activités dans sa contribution aux mécanismes préventifs du phénomène de rupture familiale à savoir l’information, l’éducation et la communication au profit des ménages et des zones à risque ;
Le CEPEF organise le plaidoyer auprès des pouvoirs publics et des acteurs éducatifs ;Il attire la responsabilisation des Eglises sur les facteurs de risque ;Le CEPEF coordonne l’identification et le suivi des cas d’enfants en situation de risque imminent.
Grace aux relais communautaires, le CEPEF participe à l’Identification des enfants à assisteren accompagnant les les relais communautaires dans la mise en œuvre des normes sur le programme d’identification, d’assistance et de pratique de protection ; les outils d’évaluation de la situation de l’enfant en situation difficile ; l’identification des cas en milieu ouvert et l’identification
La Vice- Présidente, chargée de mobilisation communautaire, l’Assistante sociale Karine BIABOLA en séance de travail dans un centre d’hébergement transitoire
Assurant une action commune et concertée, il a pour mission de veiller à la protection, la promotion des droits et la réinsertion socio-économique des enfants et jeunes de la rue par le renforcement des compétences et des capacités des acteurs sociaux.
Depuis sa création, le CEPEF met un accent particulier sur la mise en place de mécanismes communautaires de protection de l’enfant en impliquant des églises, des structures communautaires existantes, les autorités locales et la police.
Le CEPEF s’est également investi dans le renforcement des capacités des acteurs sociaux par la capitalisation et vulgarisation des pratiques professionnelles porteuses.Par ailleurs, le CEPEF,de par ses expériences, participe à la création de la boite à outils pour les assistants sociaux.
Enfin, le CEPEF est désormais un partenaire très indiqué dans l’univers du travail social sur la problématique de la protection des enfants. Cette reconnaissance favorise la mise en place d’un cadre de concertation avec les services publics de l’Etat et ONG internationales et ainsi de mieux se faire entendre auprès des autorités locales et du gouvernement.
Grace à l’expertise des éminents psychologues, le Cepef promeut le développement intégral de la personnalité de l’enfant
, La Sœur Professeur Jacky Bukaka PhD,psychologue clinicienne, Vice-Présidente du CEPEF
Les normes développées concernent la nécessité des connaissances élémentaires sur la psychologie de l’enfant et des orphelins et (autres enfants) vulnérables (OEV) ; la promotion des activités de divertissements et de loisirs ; la promotion des aptitudes spéciales et des talents individuels des enfants ; la promotion du sens de l’intimité et de la dignité personnelle ; la promotion de la dimension sociale et altruiste ; la promotion de la dimension morale, spirituelle et civique ; la protection des enfants contre les agressions sexuelles et le proxénétisme ; la promotion des valeurs de la généalogie et de l’identité de l’enfant.
La grande équipe nationale des formateurs en travail social du MINAS
La pluralité scientifique des membres du CEPEF favorise les interventions d’accompagnement des acteurs sociaux de toute la catégorie. Ce qui fait de lui une structure de haute portée pour la protection des droits de l’enfant et de la famille
À la Une
Athénée de la Victoire : Les anciens élèves passent à l’action pour sauver la salle informatique
Animés par un profond sentiment de gratitude envers leur établissement formateur, les membres de l’Association des anciens de l’Institut technique commercial de l’Athénée de la Victoire (AITCV) ont posé un acte fort ce samedi 18 avril. Leur objectif : contribuer concrètement à l’amélioration des conditions d’apprentissage, notamment dans la salle informatique.

Des équipements pour renforcer l’apprentissage numérique
Pour pallier les difficultés liées à l’électricité et améliorer l’accès aux outils numériques, plusieurs équipements ont été remis à l’établissement. Parmi les dons figurent un électroprojecteur, des câbles d’alimentation, un générateur d’énergie (power), des rallonges ainsi que des prises électriques.
En complément, les anciens élèves ont procédé à la rénovation et à la peinture de la salle informatique, offrant ainsi un cadre plus moderne et fonctionnel aux apprenants.
Une remise officielle dans un climat convivial
La cérémonie de remise s’est déroulée dans le bureau du préfet des études, en présence de plusieurs autorités académiques. L’initiative, portée par le président de l’association, Delphin Kolopa, s’est tenue aux côtés du préfet Athanase Kisenda, du directeur des études Corneille Collin Mpoy, ainsi que de quelques enseignants.
Dans une ambiance chaleureuse, un procès-verbal a été lu par le vice-président Guillaume Nsikalangi, puis signé par les parties présentes. Ce document précise clairement que le matériel offert ne peut être ni vendu ni utilisé à des fins personnelles.
Des besoins persistants malgré cet appui

Tout en saluant ce geste, le préfet des études n’a pas manqué d’exprimer d’autres préoccupations majeures. Il a notamment évoqué le besoin urgent de 500 bancs supplémentaires ainsi que la dégradation des infrastructures scolaires, aggravée par les inondations récentes.
Personnel éducatif et élèves ont unanimement exprimé leur reconnaissance envers cette initiative salutaire. L’activité s’est achevée dans une atmosphère détendue et fraternelle, marquée par des échanges de vœux entre anciens élèves. » Cette action illustre parfaitement l’importance du lien entre anciens et actuels élèves dans le développement de notre Alma Mater. Une dynamique inspirante qui pourrait servir d’exemple à d’autres écoles du pays… », a fait savoir le président Delphin Kolopa.
Créée en 2019, l’association regroupe des anciens élèves des promotions allant de 1983 à 1990. Leur démarche repose sur une volonté claire : soutenir leur ancienne école qui leur a transmis des valeurs fondamentales.
Le coût global des équipements offerts est estimé à 2.500 dollars, entièrement financé par les membres, preuve de leur engagement collectif.
Elvit Kumbu Mbangi / Stagiaire UCC
