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« Project Vault » pour les minéraux critiques : Le député Éric Tshikuma soutient l’offensive américaine en RDC, sous vigilance parlementaire
Les États-Unis ont lancé un vaste programme stratégique dénommé Project Vault, visant à sécuriser leur approvisionnement en minéraux critiques directement en République démocratique du Congo. Ce programme s’appuie notamment sur l’exploitation de la mine de Kipushi, opérée par Ivanhoe Mines en partenariat avec la Gécamines, fleuron du portefeuille minier congolais.
Cette initiative marque une nouvelle étape dans le positionnement de la RDC comme acteur clé de la transition énergétique et industrielle mondiale, à un moment où la demande en zinc et autres minerais stratégiques ne cesse de croître.

Éric Tshikuma : « une opportunité majeure pour l’économie nationale »
Réagissant à cette opération d’envergure, le député national Éric Tshikuma, élu de la circonscription de la Funa, s’est montré résolument optimiste. Il estime que Project Vault est susceptible de générer des retombées économiques significatives, tant pour l’État congolais que pour la population.
Selon lui, l’engagement d’Ivanhoe Mines, conjugué à la collaboration avec des partenaires internationaux crédibles, renforce la crédibilité de la RDC sur le plan économique et contribue à l’attraction de nouveaux investissements directs étrangers.
Emplois, PME et recettes fiscales en ligne de mire
Le parlementaire souligne que le développement de la mine de Kipushi et l’exportation des concentrés de zinc et d’autres minéraux critiques entraîneront la création de nombreux emplois, aussi bien dans l’exploitation minière que dans les services connexes.
Il insiste particulièrement sur les opportunités offertes aux PME congolaises de sous-traitance, appelées à jouer un rôle central dans la chaîne de valeur minière. À cela s’ajoute l’augmentation attendue des recettes fiscales, qui pourrait renforcer la capacité du gouvernement à financer les priorités sociales, les infrastructures et les projets de développement.
Infrastructures et transfert de compétences : d’autres retombées attendues
Au-delà des aspects économiques immédiats, Éric Tshikuma relève que l’essor des activités minières et d’exportation devrait stimuler des investissements dans les infrastructures locales, notamment les routes et l’accès à l’énergie.
La collaboration avec la Gécamines est également perçue comme un levier important de transfert de compétences et de technologies, tant dans l’extraction que dans le traitement des minerais, contribuant ainsi à la montée en expertise du secteur minier national.
Appel aux réformes et vigilance parlementaire
Dans ce contexte, le député de la Funa encourage le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa à poursuivre les réformes économiques et à renforcer la régulation du secteur minier afin d’en maximiser les bénéfices pour le pays.
Toutefois, Éric Tshikuma se veut ferme sur un point : l’Assemblée nationale exercera un contrôle parlementaire strict. L’objectif, prévient-il, est de garantir une gestion responsable et transparente des ressources minières, ainsi que des retombées réellement bénéfiques pour l’ensemble du peuple congolais.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
