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Programme de développement des territoires : Lukonde Code 145 !

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145, c’est le nombre des territoires de la République démocratique du Congo, dont le premier ministre Jean Michel Lukonde assure la coordination du programme de développement lancé par le gouvernement. Une initiative saluée par les observateurs qui encouragent, enfin, un concept déterminé à partir de la base et qui entend associer les populations bénéficiaires dans la sélection des projets, le suivi et le contrôle.

Une démarche qui risque de tourner court selon le député national Eliezer Tambwe qui a récemment annoncé, il y a une dizaine de jours, la meute contre le premier ministre Jean Michel Sama Lukonde. accusé de n’avoir pas jusqu’ici mis fin à la taxe du RAM en dépit des recommandations pertinentes du parlement à ce sujet.

La dynamique

Sous-entendu : il suffirait que Sama Lukonde tombe pour que la maudite taxe cesse de déranger les honorables députés…Et que les maux qui rongent la République tel un cancer disparaissent.

Ou l’art de laisser la proie pour courir derrière l’ombre. Mais aussi de semer le vent pour récolter la tempête aux conséquences imprévisibles, alors que la RDC a pour la première fois un premier ministre loyal, fidèle, aux mains vierges et très déterminé à remplir ses fonctions uniquement conduit par l’intérêt du pays et non des combinards pour lesquels le développement ce sont les combines et les coups bas susceptibles de déstabiliser la République et ses institutions. Mais tel est ce pays, et tel le veulent certaines de ses élites.

Il reste qu’autant certains compatriotes ont des raisons d’attendre du premier ministre qu’il rende le tablier, autant beaucoup d’autres fondent leurs espoirs sur la virginité de Sama Lukonde Kyenge pour lancer enfin cette République des mains propres, cette république des valeurs de transparence et de bonne gouvernance derrière laquelle les Congolais n’ont pas cessé de courir depuis bientôt plus de 60 ans.

Surtout, après la confusion autour de la gestion des différents projets lancés par le chef de l’Etat, nombreux étaient nos compatriotes à se réjouir qu’en dehors de toute manœuvre de manipulation et de déstabilisation, le premier ministre Sama Lukonde Kyenge prenne lui-même à bras le corps le programme de développement à la base à partir des 145 territoires de notre pays.

Les Congolais ont en effet toutes les raisons de penser, après tous les récents échecs de différents projets inspectés par le président de la république lui-même, que ce programme des 145 territoires n’a, justement, pas besoin d’agitation et de lutte de positionnement pour réussir. Le concept est  d’ailleurs assez révolutionnaire dès lors qu’il s’agit de partir des besoins concrets de chaque territoire, et de lister les moyens autant que les animateurs en charge de les gérer, moyennant des inspections régulières en termes des voies et des moyens, pour redonner la vie à nos territoires, offrir une perspective à notre jeunesse à travers des projets concrets et mettre fin à l’exode rural qui accable tant ce pays.

Deux réunions se sont récemment tenues, sous la présidence du chef de l’Etat, sur cette question précise. On attend incessamment la troisième, celle de la semaine écoulée ayant porté sur les choix opérationnels destinés à répartir les tâches entre les ministères sectoriels et le cabinet présidentiel, mais aussi à approfondir la planification stratégique.

Sous la coordination du premier ministre

Des informations dignes de foi indiquent que le premier ministre Sama Lukonde a personnellement pris en charge la coordination de cet important ouvrage, loin de l’agitation des politiciens et du brouhaha de la foule, afin de mener à bien un programme dont il a déjà eu récemment à lancer des prémisses sur le terrain, avant d’en poursuivre la dynamique sur l’ensemble du territoire national.

Le cas des premières actions réussies dans quelques territoires pilotes visités en fin d’année par Sama Lukonde Kyenge à la grande satisfaction de nos compatriotes des territoires concernés. On peut citer la Miission catholique Lonzo où le premier ministre s’était rendu le 09 octobre dernier. Aussitôt après son arrivée, le premier ministre avait lancé les travaux du centre d’adduction d’eau motorisée de Bukanga Lonzo pour réhabiliter le point de captage d’eau d’une capacité de 32m3 au service de cette cité rurale, de même que ceux de réhabilitation et d’entretien des routes de desserte agricole, tronçon Lonzo-Baringa-Nganzi-Fangulu long de 95 kms en partant de la nationale numéro 1.

A Kenge 2, le premier ministre a posé la première pierre de la construction des bureaux de l’Etat en faveur de l’administrateur du territoire et de la police locale. Parmi les projets retenus il y a également  l’Hôpital de référence de Kenge 2 ainsi que l’Institut supérieur des techniques médicales.

Fin octobre, le premier ministre avait poursuivi la même itinérance dans la province du Kongo central. Il était le 30 octobre 2021 à Kimpese pour lancer les travaux comptant pour le même programme de développement à la base dont il a déroulé la vision.

« Le développement veut dire construire et réhabiliter les routes, construire les écoles pour que les enfants étudient dans de bonnes conditions, construire les hôpitaux pour que la population ait accès aux soins de santé. Son Excellence Monsieur le président de la république a dit que ce développement doit commencer à la base, c’est-à-dire, au niveau des territoires. C’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui pour ce développement à la base ».

Associer tous les acteurs à la base

Plusieurs observateurs ont salué le fait que le programme de développement à la base des 145 territoires prévoit des actions à impact social concret et visible dans les quatre secteurs de l’eau et électricité, de la santé, de l’éducation ainsi que des pistes de desserte agricole, soit un véritable changement de paradigme dans l’optique de bâtir un Congo fort, prospère et solidaire. Ce programme ne postule donc pas en faveur de l’agitation politicienne et des coups tendant à déstabiliser les institutions à l’instar de ceux qui pensent que la RD Congo avancerait, en cette veille des élections où nous avons tous besoin d’actions concrètes pour susciter l’enthousiasme de la population, en  perdant  du temps et des ressources dans des tractations et des conciliabules politiques, là où un simple réajustement technique suffirait pour booster les performances du gouvernement.

Force est cependant de noter que la programmation des actions de développement ne consiste pas seulement à les lister territoire par territoire, avec la participation des populations concernées et des animateurs territoriaux bien formés et ayant le sens de l’Etat. Il devrait aussi être question de définir les moyens adéquats ainsi que des mécanismes efficaces et transparents de leur décaissement. Mais aussi et surtout d’intégrer dans cette dynamique de développement des agences ayant fait leur réputation. Raison pour laquelle beaucoup de compatriotes  se sont émus qu’une agence comme le Fonds Social de la RDC réputé pour son savoir-faire dans l’animation et l’implémentation des projets à la base et qui a fait ses preuves dans ce domaine précis ait été oublié dans la démarche.

Au four et au moulin

Dans tous les cas, les Congolais devraient se féliciter que prenant au mot le chef de l’Etat, le premier ministre a déjà entrepris à se déployer sur le terrain. On l’a vu dans le Kwango comme à Kimpese. On l’a récemment vu à Kinshasa dans le cadre du projet « Zéro trou », tout comme dans la supervision des travaux du projet des jeux de la Francophonie.

Sama Lukonde a également poursuivi les réunions de coordination du programme de développement des 145 territoires, mais aussi des rendez-vous diplomatiques de haut niveau avec les ambassadeurs de Chine et des Etats-Unis qui ont fait part de leur disponibilité à l’accompagner dans la mission de booster le développement du pays à la base, sans agitation inutile et loin des combines et des combinards qui ont tendance à prendre la république en otage.                        

Kenge Mukengeshayi/Journal L’HORIZON

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Kongo Central/Luozi : Le poste frontalier de Zulu Mbundu accueille 588 réfugiés venus de Brazzaville

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Depuis quelques jours, le village de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central, est devenu un centre d’accueil provisoire pour des familles fuyant les violences survenues à Mindouli, dans la région du Pool, en République du Congo (Brazzaville).

À l’origine de l’exode : des affrontements armés

Les affrontements, survenus le dimanche 11 janvier 2026, ont opposé les éléments de la Garde républicaine (DGSP) aux Ninjas, fidèles au pasteur Ntoumi. Ces violences ont provoqué d’importants mouvements de populations le long de la frontière entre la RDC et le Congo-Brazzaville, particulièrement dans le secteur frontalier de Balari.

Femmes, enfants et personnes âgées parmi les réfugiés

C’est au poste frontalier de Zulu Mbundu que plusieurs familles sinistrées, composées essentiellement de femmes, d’enfants et de personnes âgées, ont trouvé refuge. Ces ressortissants brazzavillois fuient les représailles, l’insécurité et les violences liées à ces conflits armés.

Une situation humanitaire préoccupante

Sans logements, sans nourriture suffisante ni médicaments, ces réfugiés vivent dans une extrême vulnérabilité. En attendant l’intervention du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’administrateur du territoire de Luozi ad intérim, Célestin Lusiama, a lancé un SOS humanitaire.

« La population sinistrée venue de la République sœur du Congo-Brazzaville a besoin d’un logement, de la nourriture et d’une protection pour vivre en paix, en attendant l’accalmie de la situation sécuritaire dans leurs villages », a-t-il déclaré.

Un appel à la solidarité locale

L’autorité territoriale a également appelé la population locale à faire preuve de solidarité : « En attendant l’intervention des autorités provinciales et nationales, nous, habitants de Luozi et du secteur de Balari, sommes appelés à la solidarité et à la protection de nos invités », a ajouté Célestin Lusiama.

588 réfugiés officiellement enregistrés

Au total, 588 réfugiés ont été enregistrés le mercredi 14 janvier 2026 par les services de la Direction générale de migration (DGM) au poste frontalier de Zulu Mbundu. L’ensemble des services de sécurité a été mobilisé afin d’identifier les déplacés et d’assurer leur encadrement.

Une inquiétude croissante dans la population

Pour Eugène Nkanza, président du Rassemblement des forces vives de Luozi, la situation devient préoccupante : « Nous observons un afflux continu de ressortissants brazzavillois traversant la frontière avec leurs familles. Cette situation est de plus en plus inquiétante », a-t-il souligné.

Les autorités provinciales à pied d’œuvre

Selon des sources concordantes, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et de transmettre un rapport aux autorités compétentes.

Mfumu DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET 

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