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Produit périmé présumé à Kin Marché : après une intoxication alimentaire, Tony Bolamba, ancien Gouverneur de l’Equateur porte plainte, audience renvoyée au 31 mars

La première audience dans l’affaire opposant l’ancien gouverneur de l’Équateur, Tony Cassius Bolamba, à l’établissement commercial Kin Marché, géré par la société Biso na Biso, s’est tenue mardi 17 mars 2026 au Tribunal de commerce de Kinshasa/Gombe. Initialement attendue depuis plusieurs semaines, l’audience avait été retardée en raison d’un mouvement de grève au sein de cette juridiction.


À l’issue de cette première comparution, le tribunal s’est déclaré valablement saisi du dossier, avant de renvoyer l’affaire au 31 mars 2026. Selon les explications fournies par l’avocat du plaignant Me Jean René Singa, ce renvoi s’inscrit dans le respect des principes de procédure, notamment le principe du contradictoire, qui garantit à chaque partie la possibilité de prendre connaissance des accusations et d’y répondre avant tout débat au fond.

En effet, la partie défenderesse, en l’occurrence la société Biso na Biso, n’ayant pas comparu lors de cette audience introductive, les avocats de la partie demanderesse ont estimé nécessaire de ne pas tirer avantage de cette absence. Ils ont ainsi plaidé pour un renvoi afin de permettre à la société mise en cause de recevoir les pièces du dossier, de préparer ses moyens de défense et de comparaître dans les délais légaux, conformément aux règles qui encadrent les remises en matière commerciale.

Au centre du litige, une affaire de produits alimentaires présumés impropres à la consommation. Selon les faits, l’ancien gouverneur aurait acheté, en octobre 2025, un produit alimentaire (la sauce Curry) à Kin Marché. De retour à son domicile, il aurait constaté une texture anormale du produit, avant de le consommer. Peu après, il aurait présenté des signes d’intoxication nécessitant une prise en charge médicale. Le lendemain, muni de sa facture, il serait retourné au magasin pour signaler l’incident, mais se serait heurté à une fin de non-recevoir, l’établissement affirmant ne pas être le fabricant du produit.

Estimant que la responsabilité incombe au vendeur ayant mis en circulation un produit potentiellement avarié, Tony C. Bolamba a décidé de saisir la justice. L’affaire, désormais en phase introductive, devrait évoluer lors de la prochaine audience prévue le 31 mars 2026, où la partie défenderesse est attendue pour présenter ses arguments et permettre l’ouverture des débats contradictoires devant le juge.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net