Politique
Processus électoral : l’UE promet à Mboso son accompagnement
Une délégation diplomatique de l’Union Européenne a rencontré ce vendredi 01 octobre 2021 le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, à son cabinet de travail au Palais du peuple.
Elle était composée de l’ambassadeur de l’Union Européenne, de la Belgique et du Royaume-Uni.
Selon Jean-Marc Châtaigner, ambassadeur de l’Union Européenne et responsable de la délégation, qui s’est exprimé devant la presse au sortir de l’audience, l’entretien avec Christophe Mboso Nkodiapwanga a tourné autours de trois thématiques, à savoir : le dialogue politique, la problématique de la désignation des animateurs de la Commission Électorale Nationale Indépendante (Ceni) et le processus électoral.

Selon Jean-Marc Châtaigner, le président de l’Assemblée nationale leur a parlé des discussions menées avec les parties concernées par la mise en place du nouveau bureau de la Ceni.
J-M Châtaignier a fait savoir que les ambassadeurs de l’Union Européenne ont promis d’accompagner la RDC dans son processus électoral, pour lui permettre d’organiser les élections dans le délai prévu par la constitution de la RDC. Ils ont exprimé le souci d’assister la RDC dans l’organisation des élections, si la RDC en exprime le besoin. Mais pour J.-M Châtaigner, cela se passerait dans le total respect des accords internationaux en la matière et dans le respect de la souveraineté de la RDC.
Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira
Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.
Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.
Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.
Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.
Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
