Politique
Processus électoral : Denis Kadima lance l’opération d’enrôlement des électeurs à l’Athénée de la Gombe
Le président de la CENI, Denis Kadima a officiellement lancé l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs à l’institut de la Gombe ce samedi 24 décembre 2022.
« C’est un moment important qui signifie que nous sommes maintenant entrés dans la ligne droite vers les élections », a déclaré à la presse Denis Kadima après avoir, lui aussi, obtenu sa carte à l’Institut de la Gombe.
Et d’ajouter que cette carte est la seule qui octroie à l’électeur le droit de voter.
L’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs concerne la première aire opérationnelle qui comprend les provinces de Kongo Central, Kinshasa, Kwango, Kwilu, Maï-Ndombe, Equateur, Mongala, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi et Tshuapa
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Actualité
L’Agence « Intelligence Économique » interpelle le Chef de l’État : « Kinshasa ezo kufa ! »
L’Agence « Intelligence Économique » tire la sonnette d’alarme sur la situation de la ville-province de Kinshasa. Présenté ce lundi 9 mars au Kin Plaza Rotana, son rapport d’enquête stratégique dresse un tableau sombre de la gouvernance de la capitale congolaise et interpelle directement le président Félix Tshisekedi.

Selon les auteurs de l’étude, la ville, qui compte désormais plus de 15 millions d’habitants, fait face à une pression démographique et infrastructurelle que les institutions peinent à gérer efficacement.
L’enquête met particulièrement en cause la gestion de l’exécutif provincial dirigé par le gouverneur Daniel Bumba Lubaki. D’après l’Agence « Intelligence Économique », la capitale souffrirait d’un déficit de pilotage stratégique et d’une incapacité à transformer les ressources disponibles en résultats concrets pour la population.
« La gestion de la ville apparaît de plus en plus incapable de transformer ressources, budget et expertises en résultats tangibles pour la population », indique le rapport, évoquant un fossé croissant entre les promesses publiques et la réalité quotidienne des habitants.
Parmi les principaux indicateurs de cette crise, le document cite les inondations récurrentes, la dégradation des routes et l’insalubrité chronique. Pour les auteurs de l’étude, ces phénomènes ne relèvent plus seulement de contraintes techniques ou climatiques, mais constituent désormais des marqueurs de la performance du leadership provincial.

Intervenant lors de la présentation du rapport, Pascal Liyengo, collaborateur extérieur de l’Agence « Intelligence Économique », a insisté sur la dimension structurelle de ces crises urbaines. Selon lui, les difficultés que traverse Kinshasa résultent notamment d’un déficit de planification et d’anticipation dans la gestion de la ville, aggravé par l’urbanisation anarchique dans plusieurs zones à risque et par l’absence de mécanismes efficaces de suivi des infrastructures.
L’enquête pointe également l’obstruction des canaux de drainage ainsi que l’insuffisance des opérations d’entretien préventif, des facteurs qui contribuent à amplifier les dégâts lors des saisons de pluies.
En conclusion, l’Agence « Intelligence Économique » estime que la crise actuelle de Kinshasa dépasse les simples questions techniques et constitue avant tout une crise de gouvernance. À travers ce rapport, l’organisation appelle les autorités nationales à prendre la pleine mesure des défis auxquels fait face la capitale.
Le coordonnateur de l’agence, Pierre Louis Bondoko, a d’ailleurs directement interpellé le président Félix Tshisekedi.
« J’interpelle le chef de l’État. Je sais que la volonté du président d’améliorer les conditions de vie des Congolais reste intacte depuis qu’il l’a annoncé lors de sa prestation de serment », a-t-il déclaré.
Pour les auteurs du rapport, la situation actuelle exige désormais des réformes structurelles afin d’éviter l’aggravation de la crise urbaine. « Kinshasa ezo kufa », ont-ils résumé, une formule choc destinée à alerter sur l’urgence d’un sursaut dans la gouvernance de la ville.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
