Actualité
Procès sur l’assassinat de l’ambassadeur d’Italie en RDC : La défense réclame une liberté provisoire pour les 6 suspects, un jugement avant-dire droit attendu le 26 octobre prochain
Le procès sur l’assassinat de l’ancien ambassadeur d’Italie en RDC, Luca Attanasio a repris depuis le mercredi 19 octobre au tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Gombe siègeant à la prison militaire de Ndolo. Il s’agit de six prévenus, dont un en cavale et jugé par contumace, qui comparaissent devant ce tribunal.
Commencé le 12 octobre, le procès a été suspendu à la demande des avocats de la défense, qui avaient souhaité prendre connaissance du dossier.
A sa reprise le mercredi dernier, le tribunal n’a pas instruit le fond. Car, la défense a contesté sa compétence, face à des civils arrêtés à Goma début 2022. Elle a également réclamé leur mise en liberté provisoire, rapporte la Radio Okapi.
Mais pour le ministère public, ces accusés comparaissent pour meurtre, assassinat, association des malfaiteurs et détention illégale d’armes et munitions de guerre. Il s’agit de préventions qui relèvent de la compétence du tribunal militaire.
‘‘Rien ne peut ainsi justifier leur liberté, étant donné la gravité des faits », a-t-il déclaré.
Les prévenus clament leur innocence pour des faits qui se sont déroulés en février 2021. Année au cours de laquelle l’ambassadeur italien a été tué par balles, après avoir été pris dans une embuscade dans l’est de la RDC. Son garde du corps italien, le carabinier Vittorio Lacovacci, et un chauffeur congolais du PAM, Mustapha Milambo, ont été aussi tués.
La cour a pris la cause en délibéré pour un jugement avant-dire droit le 26 octobre en rapport avec deux exceptions soulevées par la défense.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
