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Justice

Procès Mutamba : Le juge Thomas Otshudi, une leçon de dignité, d’équité et de grandeur judiciaire

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Dans un climat judiciaire tendu, où chaque mot est scruté, chaque geste analysé, et où l’institution est parfois prise pour cible par les stratégies de défense ou les pressions de l’opinion, le juge Thomas Otshudi, conseiller à la Cour de cassation, a posé un acte rare, profond et d’une puissance symbolique incontestable : celui de se déporter volontairement dans l’affaire RP22/CR, plus connue du grand public sous le nom de « Procès Mutamba ».

Un retrait ? Non. Un renoncement ? Pas davantage. Ce que le juge Otshudi a offert, c’est une leçon de magistrature, une démonstration d’intégrité et d’attachement indéfectible aux principes éthiques et déontologiques qui fondent la justice.

Une décision fondée sur l’essence même de la fonction judiciaire

En effet, face à une demande de récusation, procédure rigoureusement encadrée par la loi, il aurait été tout à fait légitime pour le juge Otshudi d’attendre la décision de la juridiction compétente. La loi lui reconnaissait ce droit ; son parcours, son intégrité, et son impartialité ne pouvaient être remises en cause que par des éléments sérieux, précis et concordants.

Mais il a choisi d’anticiper cette décision. Non pas pour se soustraire au débat, mais pour le transcender. Il l’a exprimé avec la clarté et la gravité qui caractérisent les grands serviteurs de l’État : « Le rabat que je porte sur la toge n’est pas simple ornement, bien au contraire, il symbolise l’impartialité, et parfois le sacrifice d’un égo pour une justice qui élève une nation. »

Par ces mots, il rappelle que la justice n’est pas une affaire d’orgueil, mais de mission. Et que cette mission ne souffre aucun doute sur l’impartialité de ceux qui la servent.

Une justice au-dessus des passions, au service du droit

Le déport du juge Thomas Otshudi n’est pas une fuite : c’est un acte de fidélité aux valeurs fondamentales de la justice. C’est un geste fort, posé non pour lui-même, mais pour préserver la confiance du justiciable dans la Cour de cassation, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. « Je le fais non par faiblesse, mais par honneur et par dignité. Non par crainte, mais par fidélité aux règles éthiques et déontologiques qui régissent ma profession. »

En cela, le juge Otshudi rappelle à tous, justiciables, avocats, magistrats, observateurs, que la justice ne peut être réduite à une arène de passions ou de calculs tactiques. Elle ne se rend pas sous pression, elle se rend selon le droit. Elle ne parle pas pour plaire, elle parle pour trancher – avec indépendance.

Une fidélité au serment et à l’institution

Ce déport est aussi un hommage rendu à l’institution elle-même. À cette justice républicaine, neutre, rigoureuse, dont le juge Otshudi défend la pureté avec ardeur. Il se positionne comme gardien d’un sanctuaire, refusant que son image ou son nom soient utilisés dans une polémique de procédure.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Justice

Derrière l’offensive judiciaire du GENOCOST, le poing d’acier de Guillaume Ngefa Atondoko

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Alors que plus d’un million de dollars destinés à la mémoire des victimes du GENOCOST s’est volatilisé dans les limbes d’un contrat sans livrable, une main de fer a saisi la Justice au collet. Le communiqué du 17 avril 2026, ordonnant l’ouverture immédiate d’une enquête pour détournement de deniers publics contre les dirigeants du FRIVAO et la société DVO SARL, n’est pas qu’un simple paraphe ministériel.

C’est l’empreinte indélébile de Guillaume Ngefa Atondoko, Ministre d’État à la Justice et Garde des Sceaux. Dans une République où le bruit de l’argent sale couvre souvent les cris des victimes, cet homme a fait le choix radical du silence actif : celui qui prépare les perquisitions, identifie les comptes à geler et verrouille juridiquement la nasse autour des prédateurs présumés. La précision chirurgicale du communiqué porte sa signature intellectuelle.

Là où d’autres se contentent d’indignations de façade, Guillaume Ngefa Atondoko a armé le Parquet général près la Cour de Cassation d’un arsenal répressif complet : réquisitions bancaires, saisies conservatoires, et injonction de poursuites tous azimuts. Juriste rompu à la mécanique impitoyable de la loi anti-corruption, il a transformé une affaire qui sentait l’enlisement en une opération de police judiciaire d’envergure.

En posant la qualification de “détournement” et en exigeant le gel immédiat des avoirs, il a non seulement protégé les intérêts financiers de l’État, mais il a surtout érigé un rempart contre la honte : celle de voir les fonds du génocide congolais servir de pâture à des appétits privés. Le Ministre d’État Ngefa incarne ainsi l’espérance technique d’un État de droit qui ne négocie plus avec ses fossoyeurs. Il est ce rouage essentiel qui transforme la volonté politique en verdict inéluctable.

Par cette injonction historique, Guillaume Ngefa Atondoko rappelle à la Nation qu’entre la gabegie et la sanction, il n’y a plus qu’un seul rempart : l’intransigeance d’un grand commis qui a fait de la protection des deniers publics sa seule religion. Le message est sans ambiguïté : pour les pilleurs de la mémoire congolaise, la cavale administrative est terminée. La traque judiciaire a commencé, et elle a un nom.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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