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Procès « Kamerhe » : Bitakwira, Hamida Chatur, Soraya Mpiana, etc. vivement attendus à l’audience du 3 juin

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Le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe siégeant en matière répressive, en chambre foraine au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa a renvoyé au 3 juin prochain, l’audience dans l’affaire présumée de détournement des fonds alloués à la construction des 4.500 maisons préfabriquées initiée dans le cadre du programme d’urgence des 100 jours du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Cette deuxième audience de ce procès a été renvoyée au 03 juin prochain pour la contradiction avec les témoins cités dans cette affaire, après avoir auditionné les prévenus Sammih Jammal, directeur général de la société Samibo sarl; Vital Kamerhe, directeur de cabinet du Chef de l’État et Mohindo Ndole, fonctionnaire en charge de l’import et export à la Présidence de la République, accusés par le ministère public/partie civile RDC de détournement des deniers publics et de blanchiment des capitaux.

Sammih Jammal, rapporte l’ACP, a déclaré avoir reçu un montant de 57.000.600 USD du gouvernement congolais dans le cadre du contrat d’achat et d’érection de 1.500 maisons préfabriquées dans cinq provinces à savoir Kinshasa, Kongo Central, Kasaï Central, Kasaï Oriental et le Nord-Kivu, ajoutant que 850 containers des maisons préfabriquées se trouvent aux ports de Dar es Salam, de Luanda et de Matadi en attente du dédouanement.

Il a, en outre, indiqué que le montant initial du contrat était de 26.000.000 et qu’à la suite d’un avenant, le montant avait été ramené à 56.000.000.

Pour Sammih Jammal, dans l’exécution de ce contrat, il était prévu l’exonération des containers au paiement des droits et taxes douanières.

Il a également demandé au tribunal de descendre au camp Tshatshi pour se rassurer des travaux déjà effectués par la société SAMIBO dont il est le directeur général.

En réaction, l’organe de la loi a soutenu que l’article 6 du contrat signé entre le prévenu Sammih Jammal et l’État congolais renseigne que Sammih Jammal avait la charge du dédouanement à l’importation.

Par ailleurs, le ministère public à indiqué qu’il n’y a jamais eu signature d’un avenant entre les deux parties, l’avenant dont il est question n’était qu’un projet envoyé à la direction générale des contrôles des marchés publics pour avis de non objection.

L’organe de la loi a, en outre, dit que cette demande avait été rejetée du fait que le montant de l’avenant était supérieur à 15% du montant initial.

Me Coco Kayudi, avocat de la partie civile RDC, a fait savoir qu’entre le 15 mars et le 23 mai, la société Samibo a reçu de la Banque centrale du Congo, 56 millions de dollars alors que l’avenant n’a pas été signé.

Les avocats de la défense ont indiqué que l’avenant entre Sammih Jammal et l’État congolais avait été signé par l’ancien ministre Bitakwira.

De son côté, Vital Kamerhe a dit qu’en tant que directeur de cabinet du Chef de l’État, il était le concepteur du programme des 100 jours et que toutes les lettres qu’il adressait aux ministres, étaient faites dans le cadre de ses attributions.

Pour lui, le choix de la Société Samibo avait été fait par le gouvernement Tshibala qui a instruit le ministre Bitakwira de signer le contrat.

« Le contrat a été signé en 2018 entre M. Bitakwira et Sammih Jammal. Pendant ce temps, je n’étais pas là. Même l’avenant, c’était M. Bitakwira. Je mets ma main à couper si vous trouvez ma signature», a soutenu le président national de l’UNC.

Il a, par ailleurs, dit ne pas comprendre pourquoi il est détenu à la prison de Makala alors que son nom n’est pas cité dans cette affaire, et réclame sa remise en liberté provisoire.

« Je constate qu’à ce stade mon nom n’est pas cité et je veux retrouver ma liberté provisoire à la fin de cette audience. Je vais comparaître chaque jour mais que j’aie ma liberté », a-t-il sollicité du tribunal.

Le ministère public, a pour sa part, sollicité que l’ancien ministre au développement rural Justin Bitakwira qui aurait signé le premier contrat et l’avenant soit aussi invité devant le tribunal.

Parmi les témoins cités dans cette affaire, figurent Justin Bitakwira, les ministres du Budget et des Finances, le gouverneur de la BCC, le Directeur Générale du Contrôle des Marchés Publics, un des fils de Sammih Jammal et son associé, le responsable du suivi des travaux au camp Tshatshi ainsi que la femme et la belle-fille de Kamerhe, Mme Hamida Chatur et Mlle Soraya Mpiana.

La première audience, rappelle-t-on, s’est déroulée le 11 mai en chambre foraine au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa.

CONGOPROFOND.NET

Santé

Ebola à Butembo : les autorités appellent les étudiants à renforcer le respect des mesures barrières

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Les autorités urbaines de Butembo ont sensibilisé les étudiants au respect strict des mesures barrières afin de lutter contre la 17ᵉ épidémie de la Maladie à virus Ebola. Le message a été lancé ce mardi 26 mai 2026 à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du trophée du championnat de football de la paix organisé par la Représentation des Étudiants du Congo (REC/Butembo-Lubero).

Prenant la parole au cours de cette activité, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, chef de division urbaine à la mairie de Butembo, a exhorté la jeunesse estudiantine à s’impliquer activement dans la riposte contre Ebola à travers le respect des gestes barrières.

« J’invite le corps estudiantin à se liguer pour la riposte contre Ebola. Vous êtes encore jeunes, et nous ne voulons pas voir un jeune mourir d’une maladie aussi grave alors qu’il suffit de respecter quelques gestes simples. L’expérience de la dixième épidémie en 2018 nous a beaucoup appris », a-t-il déclaré.

L’autorité urbaine a indiqué que la ville de Butembo a déjà enregistré deux cas positifs, d’où l’importance d’une mobilisation communautaire pour limiter la propagation de la maladie.

« Je vous demande de respecter les gestes simples afin d’éviter toute chaîne de contamination. Si, après 21 jours, aucun nouveau contact n’est détecté autour des cas confirmés, cela signifiera que la riposte évolue positivement. Cette lutte doit être communautaire, mais l’engagement doit d’abord être personnel », a-t-il insisté.

Dans la ville de Butembo, les campagnes de sensibilisation se multiplient depuis l’annonce de cette nouvelle épidémie. Plusieurs acteurs rappellent notamment les conséquences dramatiques de la dixième épidémie d’Ebola, qui avait causé la mort de plus de 2 277 personnes dans la région, dans un contexte marqué par la désinformation et la méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte.

Dalmond Ndungo

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