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Procès Joseph Kabila : les avocats de la République contestent son identité à travers la signature “HK”
Le procès de l’ancien président Joseph Kabila Kabange, engagé depuis plusieurs semaines, prend une tournure de plus en plus controversée à mesure que les audiences avancent. Les représentants légaux de la République ont remis en question, jeudi 8 août, l’identité même de l’accusé, en s’appuyant sur de nouveaux éléments qu’ils qualifient de décisifs.
Les avocats de l’État ont notamment affirmé que la signature utilisée par l’ancien chef de l’État — « HK » — ne serait pas anodine. Selon eux, elle ferait directement référence aux initiales de son prétendu vrai nom : « Hippolyte Kanambe », et non à celui sous lequel il a dirigé la République démocratique du Congo pendant près de deux décennies.
Dans cette perspective, ils annoncent vouloir « retracer l’historique complet de son identité pour éclaircir ses origines », arguant que des incohérences persistent depuis de nombreuses années sur ce sujet sensible.
L’auditeur général, représentant la justice militaire dans cette affaire, a versé au dossier une interview accablante de l’ancien ministre de la Défense, Aimé Ngoy Mukena. Dans cette déclaration, l’ex-ministre reconnaît avoir activement participé à la fabrication d’une fausse identité pour Joseph Kabila :
« J’ai été chargé de créer une fausse identité congolaise pour Joseph Kabila. »
Ces propos, désormais considérés comme élément à charge, ont suscité un vif émoi dans la salle d’audience. L’accusation y voit une preuve supplémentaire d’un mensonge d’État orchestré au sommet de l’armée et du pouvoir civil.
Ce rebondissement s’ajoute à une série de graves accusations déjà portées contre l’ancien président : corruption, enrichissement illicite, et désormais falsification d’identité.
Les audiences, suivies avec grande attention par les Congolais et la communauté internationale, « se poursuivront jusqu’au 21 août », a indiqué le greffe de la juridiction compétente.
Le Potentiel