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Société

Procès « Georges Mbaya » : la famille de la victime dénonce les manœuvres de libération de la présumée assassin

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La famille de Georges Mbaya, le vieil homme qui a été tué à Popokabaka en mars 2019, se dit consternée par la position illégale que prend le parquet général de Kenge, en voulant accorder une liberté provisoire à la présumée assassin Manzanza Iladi Betty.

Selon Frederick Mbaya, fils ainé de l’infortuné feu Georges Mbaya, l’avocat de la partie défenderesse a demandé une liberté provisoire en faveur de sa cliente Betty Manzanza. Il prétend par ailleurs que celle-ci ne présente aucun danger de fuite et restera à Kenge pour comparaitre à toutes fins utiles.

Les membres de la famille Mbaya s’insurgent contre le fait que le Parquet de grande instance du Kwango délibère sur cette affaire en catimini, sans intéresser la partie civile.

Pour l’avocat de Betty Manzanza, Trésor Mayamba, fils du ministre provincial du Budget Mermoz Mayamba, utilise l’influence politique de son père et d’autre politiciens pour convaincre la justice en vue de l’extraction de la criminelle présumée de l’affaire.

Frederick Mbaya et Anatholie Ntatu rapportent que Bethy Manzanza est celle qui a brûlé le toit familial de Georges Mbaya et coupé son sexe pendant son exécution publique. « Elle était en fuite depuis mars 2019 jusqu’en mars 2020 », écrit le fils ainé de Georges Mbaya dans une discussion sur Tribune de Kenge, un forum WhatsApp dédié à l’intelligentsia kwangolaise.

« Comment peut-on faire confiance à une criminelle qui a été arrêtée difficilement après une année », s’interroge-t-il sur un ton d’indignation.

Pour lui, cette liberté provisoire sera accordée à Bethy pour lui permettre de s’enfuir, « avec la complicité d’un indigne fils de Popokabaka Trésor Mayamba (avocat conseil), qui essaie de corrompre le tribunal sur de fausses assurances ».

Les fils Mbaya disent qu’ils ont des arguments solides même devant la corruption du Parquet pour dissuader les juges : plusieurs prévenus à ce dossier qui ont bénéficié de la liberté provisoire ne sont plus revenus au jugement et ont disparu de la circulation. Tels sont : Cyrille Mbaya, Bulukutu, Munongo, Apoka Mutombo, etc.

D’autres présumés criminels, cités par des prévenus, circulent dans Kinshasa ou ont traversé des rivières : Mvwenga Isukama Volonté, Kateba Olivier, etc.

C’est ce samedi 13 juin que le tribunal va délibérer sur cette liberté provisoire. Le bras de fer est ouvert avec la partie civile non signifiée. Wait and see.

Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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