À la Une
Prix « Lokumu » : soirée confirmée pour ce vendredi (Comité)
Dans une conférence de presse tenue ce mercredi 11 novembre 2020 au Musée national de la RDC, le comité d’organisation de la soirée des arts a confirmé la tenue de ce grand événement culturel pour le vendredi 13 novembre à 18h.
Pour Onassis Mutombo, chef du projet, tout est mis en place pour le bon déroulement de cette deuxième édition du prix Lokumu que décerne le média en ligne culturel ARTS.CD aux génies créatifs de la RDC et d’ailleurs.
Pour Jonathan Bilari, l’un des membres du comité, cette soirée est organisée pour honorer les Ambassadeurs de la culture congolaise d’ici et de la diaspora, la Soirée des Arts décerne le PRIX LOKUMUARTS.CD («Honneur»,«Valeur»,«Fierté») aux artistes, opérateurs ou aux personnalités, qui auront le plus marqué la nation, à travers leurs œuvres, leurs projets ou leurs actions, impactant positivement l’image de la RDC, tant au
pays qu’en dehors.

Au total 23 prix seront remis aux lauréats répartis en catégories: Evènement de l’année, Personnalité culturelle, Arts plastiques, Artsvisuels, Prix de la Mode, Artiste gospel, Prix de la littérature, Prix de la danse, Prix du
cinéma, Artiste congolais de la diaspora, Prix du théâtre populaire, Prix du cinéma, Prix de l’innovation, Manager de l’année, Humoriste de l’année, Prix de l’immortel, Journaliste culturel de l’année, Media culturel de l’année, Prix du Dj de l’année, Mécène de l’année, Label de production, Prix de la musique urbaine, Poésie chantée (slam), Musicien de l’année, Meilleure collaboration avec la RD Congo (featuring).
Dans son volet humanitaire, cette deuxième édition se veut combattre la stigmatisation dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH/Sida, via l’Art et la culture essentiellement, dans le milieu des jeunes de Kimbaseke.
«10% sur la participation de chaque sponsor seront reversés malgré que ça ne représente pas grand chose, aux personnes vivant avec le VIH/Sida à l’Hôpital des sœurs de Kimbanseke. Ainsi, la Soirée des Arts ouvre une fenêtre à la problématique du VIH SIDA chez les jeunes de 12 à 20 ans, matérialisant ainsi la responsabilité sociale du média arts.cd, auprès des générations actuelles
et futures», a expliqué Onassis Mutombo devant la presse culturelle.
Les 7 membres du jury feront leur travail se basant sur l’approche artistique, objective, novatrice et authentique; engagement citoyen et acteur pour le changement, projet social à impact visible pour se décider sur chaque lauréat.
Pour rappel, lors de la première édition, 90 journalistes, artistes, opérateurs culturels et étudiants, ont participé à la conférence-débat sur les médias numériques en RDC à l’Institut Français. Plus de 250 professionnels ont assisté à la Soirée des Arts.cd qui s’est déroulée le 13 avril 2019 au Salon Okapi de l’Hôtel Venus.16 artistes et opérateurs culturels ont été primés dans différentes catégories.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
