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Prier ou crier ? Le difficile équilibre entre liberté religieuse et tranquillité publique

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Chaque dimanche, dans de nombreux quartiers urbains de la RDC, une scène devenue presque routinière se répète : haut-parleurs hurlants, tambours résonnants, cris de prière, parfois jusqu’au cœur de la nuit.

Si, pour certains, il s’agit d’une expression libre de la foi, pour d’autres, c’est une véritable nuisance sonore.

Alors, où s’arrête le droit de prier, et où commence le respect du voisinage ?

La liberté religieuse, un droit garanti

La Constitution de la RDC garantit à chaque citoyen la liberté de religion et de culte.

L’article 22 dispose clairement : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. »

Cela comprend le droit de pratiquer sa foi, d’organiser des cultes et de se rassembler.

Mais ce droit, comme tout autre, n’est pas absolu. Il doit s’exercer dans le respect des lois, de l’ordre public et des droits d’autrui.

C’est ici que naît la controverse dominicale.

La prière ou le tapage ?

Le décret n°14/012 du 8 mai 2014, portant réglementation de la production sonore en République démocratique du Congo, sanctionne les auteurs de nuisances sonores excessives d’une amende de 200 000 FC.

En cas de récidive, un retrait de licence est même prévu.

Pourtant, ce délit est souvent ignoré, notamment lorsqu’il concerne des lieux de culte, parfois perçus comme intouchables par crainte d’être accusé d’atteinte à la foi.

Plusieurs habitants dénoncent des abus : cultes nocturnes prolongés, usage démesuré de sonorisation, cris incessants… Des réalités quotidiennes dans des quartiers populaires où les maisons se touchent et où les nuits deviennent cauchemardesques.

Le professeur Matthieu Telomono, juriste et enseignant, a d’ailleurs attiré l’attention sur cette problématique dans un article doctrinal intitulé « Droit de prier ou de crier en République démocratique du Congo : propos d’un juriste chrétien sur l’illégalité de la prière ».

Plus récemment, Ruben Tongotani y a consacré un mémoire de master en droit à l’Université Catholique du Congo, preuve que la question quitte désormais le terrain des simples constats pour entrer dans le débat académique.

Vers une réglementation équilibrée ?

Face à cette situation, des voix s’élèvent pour réclamer une régulation plus stricte.

Dans certaines villes, des arrêtés municipaux fixent déjà des horaires de culte ou limitent le volume des sonorisations, mais leur application reste timide.

L’objectif n’est pas d’interdire la prière, mais de l’encadrer pour qu’elle ne devienne pas source de conflit.

Il en va du respect des droits fondamentaux de chacun : pouvoir prier en paix, mais aussi dormir en paix.

Une prise de conscience nécessaire

Il appartient aussi aux responsables d’églises de faire preuve de responsabilité.

La foi ne se mesure pas au volume du haut-parleur.

Des solutions simples existent : limiter l’usage des sonorisations extérieures, isoler les salles de prière, respecter les heures autorisées…

L’État, pour sa part, doit veiller à maintenir un équilibre entre liberté religieuse et tranquillité publique.

Il ne s’agit pas d’opposer la foi à la loi, mais de permettre aux deux de cohabiter harmonieusement.

En RDC, prier est un droit. Mais crier, surtout la nuit, peut devenir une infraction. Trouvons l’équilibre entre le ciel et le voisinage.

Adeodat Likinda “Bulldozer/CongoPProfon.net

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Butembo: 51 candidats prennent part au concours d’admission à l’école de police

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Le concours d’admission au sein de la Police nationale congolaise (PNC), s’est déroulé ce dimanche 18 janvier 2026 sur toute l’étendue de la province du Nord-Kivu.A Butembo c’est l’anceinte de l’Université de l’Assomption au Congo (UAC), qui a servi de cadre à ce test , et 51 candidats y prennent part vant le le deuxième test et celui médical pour être être retenu pour l’école de police, a fait savoir le commissaire supérieur principal Benda Mukato, directeur de l’école de police de Mugunga, venu de Beni pour sepurviser cette passation.

« Nous passons le test, les copies vont à Kinshasa, on va corriger et on va retenir les noms puis ils vont passe le test médical et ceux qui vont réussir, ils seront enregistrés et envoyer dans les centres de formation.Ceux-ci avaient envoyé leurs dossiers selon les critères demandés.Alors, on a examiné les dossiers et 51 dossiers on été retenus pour ici.Ces 51 vont passer le test et enfin medical pour prendre enfin, ceux qui seront retenus pour l’école de police », a-t-il déclaré.

Après le lancement de ce test, quelques candidats sont sorties des salles très serein de la réussite, car ils disent le concours a été passable. C’est le cas de Mademoiselle Kavira Noelle auparavant et M.Mbiya Mwanza Héritier.Ils évoquent également leur motivation de servir au sein de la police par le patriotisme et appellent les autres à leur emboîter les pas.

« Le concours s’est bien passé.Je suis une femme et je n’ai pas peur de travailler dans la police.Je vais apporter ma contribution à la protection de mon pays.On on nous posé des petites questions comme sur les lacs de la RDC, en bref la culture générale et je pense avoir bien répondu et j’espère à la réussite.Suis motivé par l’amour de servir ma patrie et que les jeunes viennent se joindre à nous », ont-ils indiqué.

Ce concours qui s’est déroulé dans le calme et sans incidents arrivent après quelques mois du lancement de recrutement des candidats à la police en province du Nord-Kivu.Selon l’esprit du communiqué de recrutement, les personnes ayant l’âge de 18 à 35 ans , dans le but de rajeunir les effectifs au sein de la PNC.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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