À la Une
Prétendue paie des membres des centres d’inscription de AO1/CENI : Une fausse alerte ! (Fact-Checking)
Après la publication dans les réseaux sociaux d’un communiqué de service informant les membres des centres d’inscription sur un probable début de la paie de leurs salaires, l’équipe de rédaction de CONGOPROFOND.NET, spécialisée en fact-checking, s’est donnée la peine de vérifier la véracité du communiqué et sa provenance.

Par recherche avancée d’images, il est établi que ce communiqué de service a été publié et partagé une centaine des fois sur facebook et whatsApp.
Deux raisons fondamentales établissent son caractère faux : la recherche inversée nous a fait savoir que les communiqués signés et rendus publics par la CENI, portent toujours des numéros de référence. Ces numéros sont l’œuvre de l’autorité signataire.
Google Lens nous dévoile que la plupart des messages, communiqués de services ou de presse de la Centrale électorale, ont toujours été relayés par des médias dignes.
Néanmoins, ce fameux communiqué n’existe sur aucun site internet digne de confiance.
Le dernier élément important révélé est celui de la date de signature du document. La Ceni utilise toujours son dataire pour certifier, le jour de la signature du message porté à la place publique.
La conséquence de cette désinformation est énorme. Les agents temporaires de la CENI qui ont travaillé à la révision du fichier électoral (RFE) 2023, se sont rendus nombreux, le matin de ce jeudi 23 mars 2023, dans leurs antennes respectives, pour toucher leurs salaires, et ce, suite à ce communiqué de presse du mercredi 22 mars 2023, attribué au Secrétaire Exécutif National et qui a annoncé le début de la paie en ces termes : » Il est porté à la connaissance de tous les MCI, de A01 que la paie des membres des centres d’inscription (MCI) débute demain, jeudi le 23 mars 2023 « .
Malheureusement, sur terrain, c’est la confusion totale. Plusieurs messages, à travers les réseaux sociaux, critiquent et contredisent ledit communiqué qualifié d’un faux.
Si dans la commune de Kimbanseke, les MCI ont été priés de regagner leurs maisons, en attendant la confirmation, à MATETE et KALAMU par contre, tout le monde attend.
Notons que suite à cette confusion, l’incertitude commence à gagner du terrain, ce qui risquerait d’aggraver la situation, car cette question de la paie défraye la chronique depuis un certain temps et provoque des remous sociaux.
Pour rappel, la clôture officielle des opérations d’enrôlement des électeurs est intervenue il y a un mois passé dans la première zone opérationnelle.
Les autorités de la Centrale électorale ont intérêt à communiquer quant à ce, pour apaiser les esprits des gens et redonner du crédit au processus électoral.
Jules KISEMA KINKATU et Justin-Robben DIASILUA K./ CONGOPROFOND.NET
À la Une
DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
