Connect with us

À la Une

Présumée interdiction au jet de Moïse Katumbi de survoler le territoire: Acharnement ou buzz ?

Published

on

Le Président du parti « Ensemble pour la République » et membre de l’Union sacrée, Moïse Katumbi a récemment fait un coup de gueule accusant l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) de lui avoir refusé le survol du territoire national sur son jet privé.

En effet, membre de la Confédération africaine de football (CAF) et de la Fifa, Moïse Katumbi devait se rendre à Doha au Qatar où il doit participer à des réunions avec des responsables du football mondial et assister, entre autres, à la finale de la Coupe du monde, le 18 décembre prochain.

« Il y a des personnes en RDC qui s’approprient le pays et croient que tout est permis. Trop c’est trop, il y a un temps pour tout », a dit l’ancien Gouverneur du Katanga dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux.

Toutefois, Moïse Katumbi est arrivé à Qatar en prenant la route jusqu’à la Zambie voisine. Et dès là, il s’est rendu en Afrique du Sud où son jet est stationné.

Moïse Katumbi serait il victime de l’actuel pouvoir vu qu’il serait en froid avec le Chef de l’État?

Si certaines personnes et certains médias croient à cette hypothèse d’acharnement du pouvoir actuel sur Moïse Katumbi en tant que potentiel candidat Président de la République, l’activiste, penseur et notable de Madimba, Mingiedi Mbala N’zeteke Charlie Jephthé, soutient quand à lui que le patron du TP Mazembe serait simplement à la recherche du buzz.

« Saviez-vous que Moise Katumbi alors gouverneur du Katanga et le ministre
provincial de l’Intérieur, Dikanga Kazadi, avaient interdit à un groupe de défenseurs des droits de l’homme congolais de se rendre à Kilwa le 1er avril 2008 par le biais de l’Agence nationale de renseignements (ANR). Les militants ont été surpris lorsque, juste avant le décollage prévu de leur avion de
location, des membres du personnel de la tour de contrôle de l’aéroport de Lubumbashi leur ont fait savoir que l’Agence nationale de renseignements (ANR) leur avait appris que leur vol pour Kilwa, Dikulushi et Pweto n’avait pas reçu d’autorisation officielle », dit Charlie Mingiedi.

Il explique que Katumbi n’est pas le seul à qui les autorités spécialisées dans la sécurité nationale ont refusé l’autorisation de survol. Zoé Kabila et même l’ancien président Joseph Kabila ont vu leurs jets privés interdits de survoler le territoire national.

« La RDC est en guerre et ses services spécialisés doivent prendre certaines dispositions. Si Katumbi avec pris un vol régulier de première classe pour se rendre au Qatar, je ne pense que les services spécialisés allaient lui refuser de s’y rendre… », dit cet analyste.

Puis d’ajouter : « Nul n’ignore les relations très rapprochées entre Katumbi et Kagamé. Qui sait s’il avait l’intention de se rendre au Rwanda ? »

Selon lui, Katumbi vient de nous confirmer qu’il était plus Zambien que Congolais par l’acte qu’il vient de poser, en allant prendre son avion privé à partir de la Zambie.

Charlie Mingiedi estime qu’après ce qu’il avait fait aux militants des ONG des droits de l’homme en 2008 quand il fit le tout puissant gouverneur du grand Katanga, « Katumbi ne devrait pas se donner à spectacle aujourd’hui avec cette histoire de l’autorité de survol. »

Et de conclure: « C’est une sorte de devoir de mémoire en voulant se faire passer pour un donneur des leçons parce qu’il est contre les gens au pouvoir. Katumbi est un violeur des droits de l’homme. Il a tellement fait des choses qu’aujourd’hui il essaie de se blanchir…Aujourd’hui, il réclame un droit que lui même a refusé aux militants de droit de l’homme qui allaient faire leur travail de défendre les victimes. Moïse Katumbi se fait victimiser. Il veut attirer l’attention pour un rien. Il cherche juste le buzz ! « 

Au regard ce qui précède, il apparait clairement qu’il y a des incohérences dans les propos de celui que l’on appelle « Chairman. »:

1. L’autorisation de survol est délivrée par l’Autorité de l’Aviation Civile de la RDC après avis favorable de l’Administrateur général de la sûreté et du ministre des Transports et voies de Communication, actuellement Cherubin Okende, membre du parti « Ensemble pour la République » de Moïse Katumbi;

2. Son jet interdit de survol du territoire national mais Moïse Katumbi Chapwe a pu sortir du territoire national via la Zambie sur autorisation des mêmes services de sécurité (DGM, ANR, etc.);

3. Il n’y a aucun document ni de l’ANR ni de l’AAC/RDC prouvant un refus au jet de Moïse Katumbi de survoler l’espace national;

4. Il n’y a aucune demande de Moïse Katumbi adressée à l’AAC demandant autorisation à son jet de survoler le territoire national.

Plusieurs flous entourent ce dossier dans un contexte du processus électoral déjà engagé.

Chaque candidat devait plutôt songer à ressasser son projet électoral au lieu de nous livrer un spectacle digne de la fameuse théorie de deux bonbons chère à Jean-Marc Kabund.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

À la Une

« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

Published

on

Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading