Médias
Presse libre, Presse forte : L’appel de Jean Jeef Mwanza aux « Sentinelles de la démocratie »
En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, Jean Jeef Mwanza a tenu à adresser un message fort, empreint de reconnaissance et de vigilance, aux journalistes du continent africain, en particulier ceux de la République Démocratique du Congo.
« Votre rôle dans la construction démocratique, l’éveil citoyen et la préservation des droits fondamentaux est capital », déclare-t-il, saluant l’engagement quotidien de ces hommes et femmes souvent exposés aux risques, aux pressions et aux intimidations.
Refusant de réduire la liberté de la presse à un simple privilège, Mwanza la rappelle comme un pilier de toute société libre. Mais il met en garde : « Elle ne doit jamais être confondue avec le libertinage. » Ce rappel à l’éthique s’accompagne d’un vibrant plaidoyer pour un journalisme rigoureux, responsable, et respectueux des règles de l’art. Dans un monde saturé de fausses nouvelles et de manipulations, il voit dans les journalistes les « boussoles de l’opinion publique ».
Aux autorités, il adresse un appel clair : garantir et protéger cette liberté fondamentale. Il salue au passage les avancées constatées sous le mandat du président Félix Tshisekedi, notamment en matière d’ouverture médiatique et de liberté d’expression. Mais il invite à ne pas s’en contenter : « Protégez ceux qui nous informent au péril de leur vie, dans les zones de conflit comme dans les grandes villes. »
Le message s’adresse aussi au Parlement : il urge d’adopter un cadre légal moderne et protecteur pour les journalistes. Une presse libre mais encadrée par des lois responsables, dit-il, est la condition sine qua non d’une démocratie solide.
Enfin, aux journalistes eux-mêmes, Jean Jeef Mwanza lance un mot d’ordre aussi simple que puissant : « Restez debout, restez professionnels, restez fidèles à votre mission : informer pour élever, dénoncer pour corriger, analyser pour orienter. »
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET