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Présidentielle: le FCC accuse Fayulu d’être en « mission commandée »

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La plateforme électorale dont le président Joseph Kabila est initiateur et autorité morale a, au cours d’une conférence de presse tenue le lundi 3 décembre à Kin Plazza à Gombe, dénoncé et condamné un plan de sabotage du processus électoral concocté par la coalition  » Lamuka « . » Cette démarche visant à anéantir les efforts de toute une nation pour que le peuple ne puisse pas s’auto-déterminer le 23 décembre prochain. Le FCC ne laissera personne saboter le processus électoral en cours », a prévenu le coordonnateur du Comité stratégique du FCC, Néhémie Mwilanya.

À l’en croire, en effet, « certains acteurs ont fait manifestement le choix de travailler contre le processus électoral ». Pour preuve, révèle-t-il, le dernier développement reste marqué par certaines interviews des leaders de la plateforme Lamuka qui font l’apologie de la violence contre le processus électoral.  » Nous les avons suivi déclarer ouvertement que le 23 décembre nous ne devrions pas avoir des élections avec le système proposé par la CENI, la machine à voter « , a-t-il indiqué.

En clair, il s’agit tout simplement d’un appel à la violence. « Le candidat de LAMUKA a appelé ses militants à empêcher l’organisation de la tenue d’élections le 23 décembre dans ce pays, au motif qu’il ne serait pas d’accord avec l’utilisation de la machine à voter. Cela est extrêmement grave. C’est un déni de démocratie. Ce processus est porté par tout un peuple », a-t-il fait remarquer.

Rappelons que le candidat porte-étendard de la coalition « LAMUKA », Martin Fayulu, avait appelé, lors d’une interview sur RFI, ses partisans à rejeter la machine à voter.
« J’ai dit au peuple congolais : ne permettez pas à quiconque d’organiser des élections avec la machine à voter, parce que c’est illégal ! La fraude est préparée. Nous devons, à partir de ces élections, commencer à établir un Etat de droit (…). Nous demandons à nos électeurs qu’on n’installe même pas la machine à voter dans les bureaux de vote. Que personne ne puisse organiser les élections en utilisant la machine à voter », avait-il déclaré.

Pour le Coordonnateur du Comité stratégique du FCC, « ces propos sont extrêmement graves voire inadmissibles ».

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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