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Présidentielle 2023: « Notre candidature incarne un nouveau départ pour un Congo nouveau » (Floribert ANZULUNI)
Kinshasa, dimanche 8 octobre 2023.Le dossier de Floribert ANZULUNI pour le scrutin présidentiel du 20 décembre 2023 a été enregistré au Bureau de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC) situé au siège la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
Comme ses devanciers dans cet exercice, l’ancien Coordinateur du mouvement citoyen Filimbi et Président du parti Alternative citoyenne a été accueilli par Mme Patricia NSEYA MULELA, Rapporteur de la CENI, et cela avant de soumettre aux formalités administratives d’usage.
Passé cette étape, le 19e aspirant à la magistrature suprême a eu une entrevue avec le Président de la CENI, Denis KADIMA KAZADI, qui l’a entretenu globalement, comme avec ceux qui l’ont précédé, du déroulement du processus électoral devant aboutir aux scrutins couplés de décembre prochain.
Au sortir de cet échange, Floribert ANZULUNI, qui dit porter une candidature incarnant une alternative pour un Congo nouveau, s’est confié à la presse.
« Je porte aujourd’hui une candidature collective. Cette candidature est issue comme vous le savez probablement, d’un processus inédit et je dirai même historique des primaires citoyennes qui ont été organisées par la plateforme citoyenne, Alternative pour un Congo nouveau. J’ai été moi délégué comme candidat par un nouveau mouvement politique. Un mouvement qui a été mis en place par des citoyens, des jeunes en majorité et des femmes qui constituent près de 50% des 1000 candidatures qui ont été déposées à tous les niveaux. Ce mouvement politique a comme fondement, le fait qu’aujourd’hui nous devons, en tant que pays, nous libérer du système de gestion prédateur qui n’a que trop duré et qui se perpétue malheureusement. Notre candidature incarne un nouveau départ pour un Congo nouveau », a déclaré Floribert ANZULUNI.
Avant de donner la substance de l’échange qu’il a eu avec le numéro un de la CENI : « Avec le Président de la CENI, nous avons parlé de la transparence du processus électoral et monsieur Denis KADIMA nous a expliqué la façon dont se déroule le processus en cours ».
Désiré Rex Owamba/CONGOPROPFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
