Connect with us

À la Une

Présidentielle 2023 : Le candidat président Félix Tshisekedi Tshilombo se dévoile 

Published

on

Lors du dernier Congrès de son quinquennat, le président Félix Tshisekedi a fait une déclaration intrigante en déclarant : « Nous avons donc le choix entre repartir à zéro ou consolider les acquis de cet élan positif ». Cette expression soulève des interrogations quant à sa signification réelle et à l’élément central qui pourrait constituer le pilier de sa prochaine campagne de réélection.

La phrase de Tshisekedi suggère qu’il y a deux voies possibles pour le pays : soit recommencer à zéro, ce qui impliquerait un retour à la case départ et une remise en question complète de tout ce qui a été accompli jusqu’à présent, soit consolider les acquis de l’élan positif en cours. Cette déclaration laisse entendre que le président est conscient des progrès réalisés durant son mandat et qu’il souhaite capitaliser sur ces avancées plutôt que de tout remettre en question.

Cependant, cette expression soulève également des questions quant à la nature de ces « acquis » et à la manière dont ils seront consolidés. Quels sont ces acquis ? S’agit-il de réalisations concrètes sur le plan économique, social ou politique ? Ou bien fait-il référence à des avancées plus abstraites, telles que la consolidation de la paix et la stabilité du pays ?

L’élément central à retenir de cette déclaration est l’intention du président Tshisekedi de se positionner comme le garant de la continuité et de la consolidation des progrès réalisés jusqu’à présent. En mettant l’accent sur la nécessité de consolider les acquis, il semble suggérer qu’il souhaite poursuivre sur la voie déjà tracée et maintenir la dynamique positive enclenchée durant son mandat.

Cette déclaration pourrait également être interprétée comme un signal envoyé aux électeurs en vue de sa probable réélection. En insistant sur la consolidation des acquis, Tshisekedi pourrait chercher à convaincre les électeurs de lui accorder un second mandat afin de poursuivre les progrès déjà réalisés et d’assurer la continuité des politiques mises en place.

Cependant, il est important de souligner que cette déclaration soulève également des interrogations quant aux actions concrètes que le président Tshisekedi compte entreprendre pour consolider ces acquis. Les électeurs seront en droit de demander des clarifications sur les plans et les mesures spécifiques que le président envisage de mettre en œuvre dans le cadre de cette consolidation.

En conclusion, la déclaration de Félix Tshisekedi lors du dernier congrès de son quinquennat soulève des questions quant à sa signification réelle et à l’élément central de sa probable campagne de réélection. Tout en suggérant la consolidation des acquis, il reste à voir comment ils seront définis et quelles actions concrètes seront entreprises pour les consolider. Les électeurs devront évaluer ces éléments avant de prendre leur décision lors des prochaines élections.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

Published

on

Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading