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Présidentielle 2023 : L' »Alliance pour l’amour du Congo » soutient la candidature de F. Tshisekedi
Le parti politique dénommé « Alliance pour l’amour du Congo « (A2C) vient d’affirmer son appartenance à l’Union Sacrée pour la Nation (USN) et son soutien à la réélection du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour un second mandat à la tête du pays.
C’est l’essentiel de ce qu’on peut retenir du discours de la présidente nationale de ce parti, Christine Feza Motema, le mercredi 03 mais 2023, au cours de la grande cérémonie de sortie officielle dudit parti politique, au collège Boboto à Kinshasa-Gombe.

En effet, après avoir dressé un tableau reluisant du bilan de Félix Tshisekedi, dans plusieurs domaines et durant son premier mandat, en présence des cadres et militants du parti, ainsi que de plusieurs invités de marque, notamment ses collègues députés nationaux, cette élue de la circonscription de Lukunga à Kinshasa, a fait la déclaration suivante : » En perspectives des enjeux politiques qui profilent à l’horizon, au nom de toutes les structures de mon parti, j’annonce sans atermoiements et de manière solennelle, le soutien indéfectible et indélébile de l’Alliance pour l’amour du Congo, pour un second mandat presidentiel de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo « .
Et d’ajouter : » Notre parti, avec toute sa fraîcheur et sa vitalité, ne ménagera aucun effort pour drainer nos populations derrière Fatshi Béton, gage de stabilité politique pour un État de droits, dans notre pays et pour le progrès de notre peuple « .

Au cours de son allocution, Christine Feza Motema s’est montrée solidaire à tous les compatriotes de la partie Est du pays, victimes des atrocités et n’a pas hésité à citer le Rwanda comme responsable de cette situation.
» A vous qui êtes particulièrement dans les zones sous occupation, nous partageons vos peines et douleurs, et nous saisissons cette occasion pour vous témoigner de notre solidarité patriotique « .
Aussi, a-t-elle poursuivi : » Nous rendons un vibrant hommage à tous nos compatriotes qui nous ont quittés, à la suite de la guerre d’agression injuste, imposée à notre pays par le Rwanda et ses complices « .
Ainsi donc, pour marquer cette solidarité, une minute de silence a été observée en mémoire de tous ces compatriotes tombés.

Notons que quatre moments forts ont marqué cette cérémonie de sortie officielle de l’A2C, notamment deux allocutions, d’abord celle du Secrétaire Général du parti, Victor Kambale Tshongo, ensuite celle de la présidente nationale, la présentation des cadres du parti et les différentes délégations, enfin les mots de partis politiques amis, notamment l’ANS et le CNC de Pius Mwabilu.
Pour rappel, l’Alliance pour l’amour du Congo est un parti politique créé depuis février 2022, sous l’arrêté ministériel N°032/22 du 03 février 2022. Il est basé à Kinshasa, dans la commune de Lingwala, au N°278 de l’avenue Bukama, quartier la voix du peuple.
A en croire sa présidente nationale, l’A2C est un parti politique qui met l’homme au centre de ses intérêts et propose à l’ensemble du pays, un projet de société dont la gouvernance politique, économique, social et culturel, s’appuie sur diverses options.
A ce propos, elle dit ceci : » L’homme congolais, considéré sous son aspect historique, concret et acteur essentiel du développement, représente le coeur et l’âme de notre projet de société « .
Invités à prendre la parole, les représentants des partis politiques amis ont félicité et encouragé Christine Feza Motema et ont demandé aux militants de faire preuve d’abnégation pour accompagner leur parti et soutenir les actions du Chef de l’Etat.
En guise de conclusion, signalons que la sortie officielle de l’Alliance pour l’amour du Congo, était marquée par une très grande ambiance, dans la salle de promotion du Collège Boboto, qui a refoulé du monde venu de toutes les communes de la ville de Kinshasa.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : “Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC”
Dans un communiqué non signé daté du 30 avril 2026, mais confirmé par plusieurs cadres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), l’ancien Président de la République, Joseph Kabila, réagit avec étonnement et fermeté à la décision du gouvernement des États-Unis le visant personnellement. Il qualifie cette mesure de profondément injustifiée, politiquement orientée et dénuée de preuves irréfutables. Loin de l’affaiblir, affirme-t-il, cette décision renforce sa détermination à lutter contre ce qu’il décrit comme une dérive autoritaire en République démocratique du Congo.

Un héritage revendiqué au sommet de l’État
Joseph Kabila met en avant son bilan à la tête du pays entre 2001 et 2019, période durant laquelle il affirme avoir œuvré pour la réunification nationale, la pacification progressive du territoire et la réconciliation entre Congolais. Il souligne également la reconstruction des institutions étatiques et la stabilisation de la région des Grands Lacs.
Parmi les acquis majeurs revendiqués figure la sortie de la RDC d’une guerre régionale dévastatrice, ainsi que l’organisation de la toute première alternance pacifique au sommet de l’État. Un héritage qu’il estime inaltérable, quelles que soient les pressions extérieures.
Des accusations jugées sans fondement
L’ancien chef de l’État conteste vigoureusement la base des sanctions américaines, qu’il accuse de s’appuyer exclusivement sur le discours du pouvoir en place à Kinshasa. Selon lui, aucune preuve tangible n’a été présentée devant les juridictions nationales, notamment la justice militaire, pour étayer les accusations portées contre sa personne.
Dans ce contexte, il dénonce une instrumentalisation de la diplomatie américaine à des fins de règlement de comptes politiques internes. Il met en garde contre le risque que ces sanctions soient perçues comme un soutien implicite à une gouvernance qu’il qualifie de prédatrice et répressive.
Un appel à une approche globale de la crise congolaise
Joseph Kabila réaffirme son attachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale et à la paix, tant en RDC que dans la région des Grands Lacs. Il plaide pour une solution politique inclusive, insistant sur le fait que la crise congolaise ne se limite pas aux enjeux sécuritaires dans l’Est, mais trouve aussi ses racines dans des défis de gouvernance politique et économique.
Il appelle ainsi les partenaires internationaux, notamment les États-Unis, à jouer un rôle constructif en faveur d’une résolution durable, plutôt que de contribuer à la polarisation politique.
Vers une riposte judiciaire et politique
Déterminé à défendre son honneur, Joseph Kabila annonce envisager des actions légales pour contester la décision américaine. Il entend exiger la transparence sur les éléments ayant motivé ces sanctions et rétablir, selon ses termes, la vérité sur son parcours et son action à la tête du pays.
S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution de la République démocratique du Congo, qui autorise tout citoyen à faire échec à un pouvoir jugé contraire à la Loi fondamentale, l’ancien président affirme sa volonté de poursuivre son combat politique.
Il se dit résolu à œuvrer pour le rétablissement de la démocratie, de l’État de droit et de la cohésion nationale. Pour lui, ces trois piliers constituent les fondements essentiels d’une paix durable. Malgré les pressions, Joseph Kabila assure que son engagement reste intact : « le combat continue ».
Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
