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Présidentielle 2023 : La diaspora congolaise du Canada a écrit une page de son histoire en lettres d’or ( Témoignage de Samuel Simba, Analyste)

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Je viens de Vancouver pour remplir mon devoir civique et parce que j’aime mon pays, et j’ai passé deux jours de route, en provenance de Vancouver, une distance de plus de 4000 km, pour venir élire mon candidat. Je viens de Toronto, à plus de 10 heures de route aller-retour pour voter pour mon candidat.

Des Congolais ont quitté du Canada notamment du Québec, du Vancouver, de l’Ontario, de la Colombie Britannique, du New Brunswick… pour venir voter. Certains se sont organisés, comme ceux de Montréal, ils ont loué un bus pour ramener des électeurs jusqu’à Ottawa, dans l’ambassade.

C’est pour la première fois que des Congolais de la diaspora ont voté un candidat président de la république, le 20 décembre 2023. Il s’agit des ceux détenant des cartes d’électeur, qui vivent en Afrique du sud, en France, en Belgique, au Canada et aux États-Unis d’Amérique. Les agents de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) mandaté pour organiser l’élection présidentielle à Ottawa, dans la capitale Canadienne, ont travaillé avec professionnalisme.

L’ambassadeur de la RDC au Canada, Me Kabongo Ngoy Joska, a offert du café chaud, du jus, de l’eau et du sandwich à ses compatriotes qui étaient venus voter sous le froid et la neige. Le Canada est quatre fois plus grand que la RD Congo, pendant que la RDC a une population trois fois plus grande que le Canada. Sa superficie est de 9.984.670 km2, avec une population de 38.000.000 millions d’habitants.

Déjà avant 7h00 du matin, la porte de l’ambassade était ouverte pour accueillir des Congolais. Tout était déjà mis en place. Le centre de vote du Canada comptait deux bureaux de vote, chacun pouvant recevoir 387 électeurs. Le nombre total des enrôlés au Canada s’élève à 774. Seulement 303 congolais étaient venus voter y compris des dérogations. Ce qui représente près de 40% d’enrôlés.

Le processus électoral a comporté deux parties. La première consiste au vote proprement dit. Après avoir enclencher le processus, le premier vote a eu lieu à 9h16’, celui de la présidente du centre de vote, Mme Fyfy Sudi Starra, et de toute son équipe, suivi des témoins et des observateurs. Certains électeurs qui avaient perdu leurs cartes ont pu voter dès lors qu’on a retrouvé leurs noms sur la liste. Des étudiants congolais possédant des cartes d’électeurs à partir de Kinshasa ont voté en présentant la carte d’électeur et la carte d’étudiant. Certains Congolais qui se sont enrôlés à Kinshasa se sont vu refuser le droit de vote faute d’un justificatif valable au Canada. Cette première partie s’est clôturée à 19h20. Il s’en est suivi du dépouillement.

En présence des témoins des candidats présidents, des observateurs et des cinq témoins représentants des électeurs. Le décompte manuel des bulletins de vote exprimé par des électeurs du Canada a correspondu avec des résultats enregistrés par la machine à voter. Sur les 303 suffrages exprimés, Tshisekedi est à la tête de la file avec 217 voix, suivi de Katumbi 54 voix, Fayulu 13 voix et Mukwege 10 voix. Les autres candidats présidents ont obtenus moins de 10 voix, et il y a eu 3 bulletins blancs. Ce qui attribue à Tshisekedi 72% du suffrage exprimé, Katumbi 18%, Fayulu 4% et Mukwege 3%. 

L’on peut tout dire sur ce processus électoral dans son ensemble, au Canada, plus d’un observateur soutient qu’il n’y a pas eu de fraude durant le vote. Et l’on ne retrouve pas des irrégularités flagrantes. S’il y en a eu, elles représentent moins d’un pourcent. 

 Samuel Simba/CONGOPROFOND.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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