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Présidentielle 2023 : F. Tshisekedi confirmé « champion » de l’UDPS et élevé au rang de « Haute Autorité Politique de Référence » du parti

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Les lampions du Congrès extraordinaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) se sont éteints ce samedi 26 août à Nganda Yalha( N’Sele) avec la confirmation de la candidature de Félix Tshisekedi à l’élection présidentielle du 20 décembre 2023. Cérémonie haut en couleurs organisée en présence des combattants et hauts cadres de l’UDPS, elle a connu aussi la participation des membres des partis alliés de l’Union Sacrée, notamment le président du Sénat, Pr Bahati Lukwebo; leSecrétaire général de l’UDPS Kibasa; celui de l’UNC, Billy Kambale; etc. 

C’est Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS qui a lancé les activités de ce congrès extraordinaire. « L’UDPS a l’immense joie de vous accueillir dans ce chapiteau de Nganda Yalha. Nous nous souvenons que nous avons choisi le Président Félix Antoine Tshisekedi en décembre 2018 à Kisantu comme notre candidat. Le congrès d’aujourd’hui est appelé à se prononcer sur la candidature présidentielle au élections de décembre prochain. Vous allez donc à toute indépendance débattre de l’avenir de notre parti », avait-il précisé dans son discours inaugural.

Dans le lot des résolutions lues par le secrétaire national Clément Baruti, les congressistes ont notamment choisi d’élever Félix Tshisekedi au rang de « Haute Autorité Politique de Référence » du parti et de renouveler son mandat à la tête du parti pour les cinq prochaines années.

Enfin, le secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya Tshilumba, a été chargé de mettre en œuvre lesdites résolutions jusqu’à la convocation du prochain congrès devant statuer sur les modifications des statuts de l’UDPS.

En attendant cette exécution, le SG a reçu pleins pouvoirs d’engager l’UDPS, le représenter auprès des tiers et d’ester en justice en son nom.

Pour rappel, l’UNC de Vital Kamhere a également, lors de son mini-congrès samedi 19 août dernier, désigné Félix Tshisekedi comme son candidat à l’élection présidentielle de décembre 2023.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Triangle de Bermudes budgétaire : Réformes, diplomatie et turbulences, qui perd le Nord ?

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Le début de l’année 2026 devait consacrer la symphonie parfaite d’un trio gouvernemental rodé. Mais les chiffres tombés en janvier ont la dureté d’une taupe : 1.037,5 milliards de CDF de déficit, un trou de 350 milliards plus profond que prévu. Face à cette contre-performance, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de se ruer vers le marché financier local pour émettre des bons du Trésor.

Dans ce triangle des Bermudes budgétaire formé par Adolphe Muzito (VPM Budget), Daniel Mukoko Samba (VPM Économie) et Doudou Fwamba (Ministre des Finances), l’heure n’est plus aux discours de façade. L’un d’eux tire visiblement en travers, et l’attelage tousse dangereusement. Adolphe Muzito incarne la rigueur budgétaire affichée. Il a réuni les partenaires techniques et financiers, promis un budget crédible et soutenable, et orchestré l’adoption d’un budget 2026 en équilibre à 54.335,7 milliards de CDF.

Sur le papier, il coche toutes les cases de l’orthodoxie financière. Mais cette discipline a un revers : le budget qu’il présente est un château de cartes si les recettes ne suivent pas. Or, janvier 2026 montre que les recettes n’ont atteint que 86% des prévisions. Adolphe Muzito n’est pas le problème, mais il est le premier à pâtir des faiblesses structurelles. Il construit de belles maisons sur des fondations qui s’effritent, et ses projections trop optimistes fragilisent son rôle de projectionniste.

Daniel Mukoko Samba, lui, joue dans la cour des grands. Son terrain de jeu, c’est Washington, les accords américains, et la diversification des partenaires pour sortir de l’emprise chinoise. Sa métaphore est élégante : “Sur un vélo, il faut deux pieds pour pédaler : l’économie et la sécurité”. Grâce à lui, la RDC tente de réussir le pari d’utiliser ses minerais stratégiques pour attirer les investissements américains. Mais pendant qu’il pédale sur le vélo de la diplomatie économique, la selle craque sous les réalités quotidiennes.

Le trou de janvier est là pour le rappeler : les caisses sont vides aujourd’hui. Le décalage est saisissant entre la hauteur de vue de ses annonces internationales et l’incapacité du pays à boucler ses fins de mois. Reste Doudou Fwamba, dont le portefeuille est le plus exposé. Il est aux commandes de la trésorerie, du paiement des dépenses, et de la régulation financière. C’est lui le réparateur qui doit actionner les leviers de l’endettement intérieur via les bons du Trésor pour combler les déficits.

Sur le fond, il tente des réformes courageuses, comme la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses publiques. Mais les réformes de structure ne rattrapent pas un déficit de recettes. Le recours aux bons du Trésor, loin d’être un signe de bonne santé, est l’aveu d’une faiblesse : l’État n’a plus d’argent et doit puiser sur le marché financier local, asséchant le crédit disponible pour le secteur privé. Aujourd’hui, Fwamba est le plus fragilisé.

Il incarne la douleur immédiate, le pompier arrivé après l’incendie. Dans ce trio, si l’un d’eux ne produit pas les résultats escomptés, c’est bien celui qui est incapable de sécuriser la trésorerie au jour le jour. Mais attention : le véritable problème réside dans l’incapacité collective momentanée et peut-être à transformer les promesses de réformes et les accords internationaux en liquidités immédiatement disponibles dans les caisses de l’État.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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