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Présidentielle 2023 : Coup de théâtre, Fayulu se remet dans la course !
Dans une adresse faite dans la soirée de ce lundi 25 septembre à Kinshasa, l’opposant Martin Fayulu Madidi, président de l’ECIDE, a fait savoir sa décision de rejoindre le processus électoral en cours en République Démocratique du Congo, en portant la lutte des églises catholiques et protestantes.
D’entrée de jeu, Martin Fayulu a jeté des fleurs aux confessions religieuses et à certains partenaires internationaux pour leur dévouement dans la bataille pour des élections libres, transparentes et crédibles. Ainsi, il a entendu entendu leur appel et celui du peuple congolais. » Les Congolais espèrent un processus électoral qui va sauver la patrie en danger », a-t-il appuyé.
« Congolaise et Congolais, surtout ne minimisons pas les enjeux des élections constitutionnellement prévues pour la fin de cette année 2023. Toutes les stratégies que développent Félix Tshisekedi et ses acolytes n’ont en réalité qu’un seul but: vider de son sens cette expression qui hante leurs consciences depuis 2018, à savoir , la vérité des urnes », a-t-il lancé.
Puis d’ajouter : « Les chefs des confessions religieuses et particulièrement la CENCO ainsi que les autorités de l’église du Christ au Congo ont compris que ce qui couve dans notre pays, c’est un chaos général aux conséquences apocalyptiques. Ils ont demandé l’audit externe du fichier électoral, ils ont proposé l’audit citoyen du fichier électoral et ils appellent à l’inclusivité du processus électoral, à la proclamation des résultats bureau par bureau afin de rectifier des erreurs du passé et consolider la jeune démocratie congolaise ».
Convaincu que le peuple congolais place un immense espoir dans un nouveau cycle électoral et dans le fait que son choix soit respecté, cette fois-ci, il ne pouvait pas laisser cette bataille des chefs spirituels se diluer dans le flux médiatique sans lui donner plus de relief.
Tout en rappelant que cinq ans après les élections de 2018, la RDC va très mal, Martin Fayulu a, cependant, décidé de conseiller le président Félix Tshisekedi de prendre la mesure de la gravité de la situation et d’arrêter de jouer avec le feu. « Le moment vous est venu de regarder en face la vraie nature des souffrances que vous infligez au peuple congolais, car on ne joue pas impunément et trop longtemps avec un peuple et son destin », a-t-il alerté.
Puis de conclure: » Toutes les magouilles politiques et toutes les démagogies sont appelées un jour ou l’autre à se briser devant la colère populaire et le sursaut patriotique du peuple ».
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kinshasa : F. Tshisekedi confie l’assainissement de la capitale à une task force paramilitaire, aveu d’échec des autorités urbaines ?
Face à l’insalubrité chronique qui gangrène la capitale congolaise depuis plusieurs décennies, le président Félix Tshisekedi a décidé de changer radicalement d’approche. Lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, le Chef de l’État a annoncé la mise en place d’une task force pluridisciplinaire chargée de l’assainissement et de la salubrité de Kinshasa, sous la conduite du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national.

Des gouverneurs qui se succèdent, les mêmes problèmes qui persistent
Cette décision intervient alors que plusieurs gouverneurs se sont succédé à la tête de la ville-province de Kinshasa sans parvenir à relever durablement le défi de la salubrité. Malgré de nombreuses campagnes de nettoyage, opérations « Kin Bopeto, Kin ezobonga» et autres initiatives ponctuelles, les montagnes d’immondices, les caniveaux obstrués et les inondations récurrentes continuent de rythmer le quotidien des Kinois.
Le Président de la République a d’ailleurs lui-même reconnu « les limites persistantes des mesures actuelles », signe que les mécanismes mis en place jusqu’ici n’ont pas produit les résultats escomptés face à l’ampleur du problème.
Une task force aux missions élargies
La nouvelle structure aura pour mission de coordonner les opérations de collecte et d’évacuation des déchets, d’assurer le curage des caniveaux, de lutter contre les dépotoirs sauvages et d’imposer le respect des règles d’hygiène publique. Elle devra également mobiliser différents services de l’État et veiller à une exécution efficace des actions sur le terrain.
Placée sous l’autorité directe du Chef de l’État, cette task force bénéficiera d’un pouvoir de coordination renforcé afin de contourner les lourdeurs administratives souvent dénoncées dans la gestion de la capitale.
Le choix d’une discipline paramilitaire
L’une des principales innovations de cette initiative réside dans l’adoption d’une approche fondée sur la discipline paramilitaire. Selon Félix Tshisekedi, l’objectif est d’instaurer davantage de rigueur, de discipline, de contrôle et de suivi dans l’exécution des opérations d’assainissement.
Le recours au Service National traduit la volonté du pouvoir de privilégier une organisation structurée, avec une chaîne de commandement claire, des objectifs précis et une capacité de déploiement rapide sur l’ensemble de la ville.
Un désaveu du gouverneur de Kinshasa ?
La question se pose inévitablement. En plaçant cette structure sous son autorité directe et en confiant sa direction à un haut responsable militaire plutôt qu’aux autorités provinciales, le Président semble exprimer son insatisfaction quant aux résultats obtenus jusqu’à présent.
Sans constituer un désaveu formel du gouverneur de Kinshasa, cette décision apparaît néanmoins comme une reprise en main présidentielle d’un dossier jugé prioritaire. Elle traduit surtout la conviction que les mécanismes ordinaires de gestion urbaine n’ont pas permis de résoudre durablement le problème de l’insalubrité dans la capitale.
Une réunion de cadrage est annoncée dans les prochains jours avant le lancement effectif des opérations sur le terrain. Reste désormais à savoir si cette nouvelle stratégie, plus coercitive et centralisée, réussira là où plusieurs administrations provinciales ont échoué.
Tchèques Bukasa
