Connect with us

À la Une

Présidentielle 2018: Ramazani Shadary, coordonnateur des 48 Cellules de sa campagne électorale

Published

on

Le Front Commun pour le Congo ( FCC) a présenté, ce samedi 3 novembre 2018 au chapiteau du Pullman/Kinshasa,
l’équipe de campagne de son candidat à la présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadary.

Ladite équipe composée de 48 Cellules est placée sous la coordination d’Emmanuel Ramazani Shadary lui même. Chaque cellule est dirigée par un coordonateur, assisté d’un coordonnateur adjoint, d’un rapporteur ainsi que des membres.

Dans le lot des nominations, il convient de noter que l’autorité morale de la CCU, Lambert Mende, est nommé coordonnateur de la Cellule chargée de la communication. Son homologue ministre, Henry Mova Sakanyi, est coordonnateur de la Cellule chargée de la décentralisation et sécurisation du candidat.

Quant à Bienvenue Liyota, il est nommé chargé de la cellule des réseaux sociaux. Le professeur Evariste Boshab va coordonner la Cellule chargée du candidat commun du FCC, tandis que Gaston Musemena prend en charge les milieux scolaires.

Notons que le député Zoé Kabila va coordonner la cellule Jeunesse, au moment où sa soeur, Jaynet, siégera comme rapporteur dans la cellule chargée des finances.

La cellule chargée des confessions religieuses est prise en charge par l’évêque Pascal Mukuna, numéro 1 de l’ACK. Alors que le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, est va coordonner la Cellule chargée des artistes.

Raphaël Katebe Katoto est à la cellule chargée des hommes d’affaires.

Ci-dessous la liste des responsables des cellules de l’équipe de campagne du candidat Ramazani Shadary:

– Cellule de diplomatie et gestion des témoins. Coordonnateur : Léonard She Okitundu. Jean-Claude Mokeni

– Cellule de sécurité
Coordonateur : Henri Mova Sakanyi
Rapporteur : Didier Etumba

– Cellule de transport

Coordonateur : Jose Makila. Rapporteur : Jean Claude Kazembe

– Cellule de finances
Coordonateur : Moise Ekanga. Rapporteur : Jaynet Kabila

– Cellule de centralisation des résultats

Coordonateur : Alexis Thambwe Mwamba
Rapporteur : Âggée Matembo

– Cellule de la communication

Coordonateur : Lambert Mende
Rapporteur : Alain Atundu

Cellule de recrutement et encadrement des temoins

– Coordonateur : Aubin Minaku

– Rapporteur : Lomeya Atilite

– Chargé du Programme commun du gouvernement : Évariste Boshab, Mukoko Samba et Tshibala Bruno

– Sécurisation des candidtas: Henri Mova et Didier Etumba

– Chargée des relations avec les partenaires intérieurs: Bahati Lukwebo

– Concurrence et mesure de confiance: Azarias Ruberwa, Théophile Mbemba

– Communication : Lambert Mende, Alain Atundu

– Recrutement et encadrement des temoins: Aubin Minaku et Lomeya

– Encadrement des femmes : Munembwe et Jeanine Mabunda

– Chargée de mouvements associatives: Kiwakana et Mwangu

– Organisation paysanne : Balamage et Katebwa

– Stratégie: Adolphe Lumanu Buana Nsefu et Jean Lucien Bussa

– Fonctionnaires et agents de l’Etat : Pierre Kangudia et Mbuta

– Finances et logistiques : Moïse Ekanga et Jaynet Kabila

– Jeunesse : Zoe Kabila et Momat Kitenge

– Gestion des réseaux sociaux : Bienvenu Liyota et Tamba Papy

– Actions à impacts visibles: Thomas Luhaka et Kalenga

– Questions juridiques : Néhémie Mwilanya et Kamukuni

– Hommes et femmes d’affaires : Raphaël Katebe Katoto et Puis Mwabilu

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Triangle de Bermudes budgétaire : Réformes, diplomatie et turbulences, qui perd le Nord ?

Published

on

Le début de l’année 2026 devait consacrer la symphonie parfaite d’un trio gouvernemental rodé. Mais les chiffres tombés en janvier ont la dureté d’une taupe : 1.037,5 milliards de CDF de déficit, un trou de 350 milliards plus profond que prévu. Face à cette contre-performance, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de se ruer vers le marché financier local pour émettre des bons du Trésor.

Dans ce triangle des Bermudes budgétaire formé par Adolphe Muzito (VPM Budget), Daniel Mukoko Samba (VPM Économie) et Doudou Fwamba (Ministre des Finances), l’heure n’est plus aux discours de façade. L’un d’eux tire visiblement en travers, et l’attelage tousse dangereusement. Adolphe Muzito incarne la rigueur budgétaire affichée. Il a réuni les partenaires techniques et financiers, promis un budget crédible et soutenable, et orchestré l’adoption d’un budget 2026 en équilibre à 54.335,7 milliards de CDF.

Sur le papier, il coche toutes les cases de l’orthodoxie financière. Mais cette discipline a un revers : le budget qu’il présente est un château de cartes si les recettes ne suivent pas. Or, janvier 2026 montre que les recettes n’ont atteint que 86% des prévisions. Adolphe Muzito n’est pas le problème, mais il est le premier à pâtir des faiblesses structurelles. Il construit de belles maisons sur des fondations qui s’effritent, et ses projections trop optimistes fragilisent son rôle de projectionniste.

Daniel Mukoko Samba, lui, joue dans la cour des grands. Son terrain de jeu, c’est Washington, les accords américains, et la diversification des partenaires pour sortir de l’emprise chinoise. Sa métaphore est élégante : “Sur un vélo, il faut deux pieds pour pédaler : l’économie et la sécurité”. Grâce à lui, la RDC tente de réussir le pari d’utiliser ses minerais stratégiques pour attirer les investissements américains. Mais pendant qu’il pédale sur le vélo de la diplomatie économique, la selle craque sous les réalités quotidiennes.

Le trou de janvier est là pour le rappeler : les caisses sont vides aujourd’hui. Le décalage est saisissant entre la hauteur de vue de ses annonces internationales et l’incapacité du pays à boucler ses fins de mois. Reste Doudou Fwamba, dont le portefeuille est le plus exposé. Il est aux commandes de la trésorerie, du paiement des dépenses, et de la régulation financière. C’est lui le réparateur qui doit actionner les leviers de l’endettement intérieur via les bons du Trésor pour combler les déficits.

Sur le fond, il tente des réformes courageuses, comme la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses publiques. Mais les réformes de structure ne rattrapent pas un déficit de recettes. Le recours aux bons du Trésor, loin d’être un signe de bonne santé, est l’aveu d’une faiblesse : l’État n’a plus d’argent et doit puiser sur le marché financier local, asséchant le crédit disponible pour le secteur privé. Aujourd’hui, Fwamba est le plus fragilisé.

Il incarne la douleur immédiate, le pompier arrivé après l’incendie. Dans ce trio, si l’un d’eux ne produit pas les résultats escomptés, c’est bien celui qui est incapable de sécuriser la trésorerie au jour le jour. Mais attention : le véritable problème réside dans l’incapacité collective momentanée et peut-être à transformer les promesses de réformes et les accords internationaux en liquidités immédiatement disponibles dans les caisses de l’État.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading