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Présidentielle 2018 : le FCC en prière
Le Front Commun pour le Congo (FCC) a consacré sa campagne électorale entre les mains de Dieu. Ce samedi 24 novembre à Kinshasa et dans le Congo profond, ses cadres sont allés rendre grâce à Dieu et solliciter auprès de lui un soutien spirituel afin d’affronter avec succès la présidentielle du 23 décembre 2018.
Outre son candidat numéro 13, Emmanuel Ramazani Shadary, qui a pris part à la messe dite à la cathédrale Notre-Dame du Congo à Lingwala, Néhémie Mwilanya, coordonnateur du Comité stratégique de cette mégastructure électorale dont l’autorité morale est le président Joseph Kabila, a conduit une délégation à l’église Anglicane du Congo de la Communauté baptiste au centre du Congo, située dans la commune de Kalamu. Dans sa suite, Azarias Ruberwa, vice-premier ministre ministre de la Décentralisation ; Ingele Ifoto, ministre de l’Energie et Ressources hydrauliques, etc.

Culte rehaussé de la présence du révérend André Bokundoa, président et représentant légal de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), c’est le révérend Ipuma Munkina Jean-Pierre, qui a exhorté l’assistance sur le sacrifice de Noé. Ce patriarche biblique, a-t-il rappelé, avait rendu grâce à Dieu pour apaiser sa colère après le déluge. Il a été béni par la suite. D’où, l’appel de l’officiant à la classe politique d’avoir le sens de la reconnaissance de la grandeur de Dieu.
Pour sa part, le révérend André Bokundoa, président de l’ECC, a fait savoir à ses hôtes son vœu le plus profond : Que les élections réunissent le peuple congolais et non le diviser.

Interrogé, à l’issue du culte, sur le sens de cette démarche, le directeur du cabinet du Chef de l’Etat, Néhémie Mwilanya Wilondja, a indiqué qu’ils ont voulu placer la campagne du FCC et du candidat Emmanuel Ramazani Shadary et des candidats à la députation nationale et provinciale sous la bénédiction de Dieu, car c’est une responsabilité. « Je voudrais aussi rappeler que l’autorité morale du FCC a donné des instructions claires au sujet de la campagne : le FCC va se présenter à cette campagne sous le signe de l’humilité. Puisque gérer ce pays, c’est ne pas une aventure. Et nous allons beaucoup insister à ce sujet, nous voulons compter sur l’appropriation de la population à adhérer à notre projet de société et le rassemblement de toutes celles et tous ceux qui veulent l’unité du pays, la cohésion nationale, la poursuite du développement économique et social de notre pays. Et pour cela, nous devons partir de quelque part. C’est ce que nous avons commencé, qui n’a pas été achevé nous le reconnaissons. Mais également rester à l’écoute de notre peuple, pour savoir ce qu’il nous a reproché… prendre en compte ses desideratas en ordre utile. C’est donc d’une part la grâce du Seigneur sur la plateforme et tous ses candidats et d’autres parts pour honorer les orientations et instructions de l’autorité morale du FCC, qui a exigé de placer cette campagne électorale sous le signe de l’humilité“, a conclu Me Néhémie Mwilanya.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
