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Présidentielle 2018: Fayulu à Lubumbashi, la foule dispersée à coups de gaz lacrymogènes
Le candidat de la coalition Lamuka, Martin Fayulu Madidi, est arrivé à Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, ce mercredi 12 décembre 2018.
Comme dans plusieurs où il est passé, depuis le début de cette campagne électorale, l’allié de Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba s’est offert un bain de foule dès sa descente d’avion à l’aéroport.
A en croire le correspondant de CONGOPROFOND. NET, il a été accueilli dans la capitale cuprifère par le patriarche Gabriel Kyungu wa Kumwanza, représentant de « Ensemble pour le changement » dans l’ex Katanga.
A sa sortie de l’aéroport international de la Luano, des centaines de Lushois se sont positionnés le long du boulevard M’siri pour saluer son arrivée.
Des observateurs ont noté une perturbation de la circulation et une paralysie des activités commerciales le long de son parcours.
Alors que son meeting est annoncé vers la cité des jeunes, situé à près de 7km du centre-ville de Lubumbashi, ses militants ont déjà annoncé les couleurs en scandant à la suite du cortège » le numéro 4 Martin Fayulu président « .
C’est durant la procession vers le centre-ville sur le boulevard M’Siri que des militants qui l’accompagnaient ont essuyé des coups de gaz lacrymogènes, des jet d’eau chaude, voire des tirs à armes à feu de sommation.
Autant que les membres de son staff, Martin Fayulu n’a pas pu garder la tête haute hors de la Jeep à cause des gaz.
Des jeeps et des camions anti-émeute de la police sont arrivés en renfort pour accompagner le cortège jusqu’au lieu du meeting à la cité des jeunes.
On a noté des arrestations des jeunes gens conduits à une destination inconnue.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND. NET
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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda plaide pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda, à titre personnel, appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Rappelons que l’activiste Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. Ses nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de ce citoyen qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
