Connect with us

À la Une

Présidentielle 2018: 11 candidats déclinent 6 impératifs à la CENI

Published

on

Dans une déclaration faite ce jeudi 18 octobre au Cepas, à Kinshasa/Gombe, 11 candidats à la prochaine présidentielle ont élevé la voix pour exiger un processus crédible.

Tout en appelant le peuple congolais à « demeurer vigilant et à continuer d’exiger un processus électoral conforme à la loi », ces présidentiables insistent sur la mise à l’écart de la machine à voter.

 » Nous exigeons la mise à l’écart immédiate de la machine à voter ; des éclaircissements idoines de la Ceni sur la manière dont l’appel d’offre pour l’acquisition de ces machines a été effectué ; l’application stricte des dispositions légales pour élaguer du fichier électoral les électeurs sans empreintes digitales ; la mise en place de la Commission technique pour la transparence du processus d’impression de bulletins de vote papier, procès-verbaux…; l’accès égal aux médias publics pour tous les candidats président de la République ; le respect des droits humains et des libertés fondamentales, particulièrement ceux portés par les dispositions de l’article 26 de la Constitution », ont-ils précisé.

Parmi les signataires de ce document, il y a Théodore Ngoyi, Martin Fayulu, Marie-Josée Ifoku, Noël Tshiani, Tryphon Kin Kiey, Freddy Matungulu, Radjabo Tebabho, Joseph Mba et Sylvain Masheke.

Ces six impératifs déclinées à la Ceni sont consécutives aux échanges organisés par Corneille Nangaa dans le cadre des concertations avec les candidats président de la République.

À la communauté internationale, les « 11 » recommandent d’exiger le respect des règles du jeu établies en RDC pour des élections démocratiques, inclusives, transparentes et apaisées.

CONGOPROFOND.NET

À la Une

Insécurité grandissante à Watsa : Nasson Paluku Luvatsi accuse un dispositif sécuritaire « mal orienté »

Published

on

La situation sécuritaire dans le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, suscite une vive inquiétude au sein de la population. En moins d’une semaine, plusieurs attaques armées, des pillages nocturnes ainsi que des cas de justice populaire ont été signalés dans différents centres de négoce, alimentant un climat de peur et de méfiance.

Face à cette recrudescence de violences, l’acteur sociopolitique Nasson Paluku Luvatsi pointe du doigt l’organisation actuelle du dispositif sécuritaire dans la région. Dans un entretien téléphonique accordé ce mercredi 4 mars 2026 à Congo Profond.net, il affirme que la montée de l’insécurité serait en grande partie liée à la répartition des forces de l’ordre dans le territoire.

Un vide sécuritaire dans les zones habitées

Selon Nasson Paluku Luvatsi, une proportion importante des policiers serait actuellement déployée dans les carrières minières afin d’assurer la protection d’opérateurs étrangers, laissant plusieurs quartiers et centres de négoce avec une couverture sécuritaire très limitée.

« Les bandits opèrent presque librement pendant que la population est exposée », déplore-t-il.

Pour lui, ce choix stratégique crée un véritable déséquilibre dans la protection du territoire. Les zones résidentielles, moins surveillées, deviennent ainsi des cibles privilégiées pour les criminels, notamment lors d’attaques nocturnes répétées.

Des failles internes dans le dispositif sécuritaire

Au-delà du redéploiement contesté des forces de l’ordre, l’acteur sociopolitique dénonce également plusieurs dysfonctionnements internes qui affaibliraient l’efficacité des services de sécurité.

Il évoque notamment :
– l’insuffisance numérique des agents de sécurité dans le territoire ;
– le manque de formation adéquate pour certains éléments ;
– l’absence de patrouilles régulières dans plusieurs zones sensibles ;
– des cas d’indiscipline, certains agents s’adonnant à l’ivresse ou à des activités incompatibles avec leur mission.

Pour Nasson Paluku Luvatsi, l’accumulation de ces défaillances réduit considérablement la capacité de réaction face aux groupes criminels qui opèrent dans la région.

Une série d’incidents violents qui inquiète

Ses déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Ces derniers jours, plusieurs incidents graves ont été enregistrés dans le territoire de Watsa : attaques armées contre des centres de négoce, pillages nocturnes, blessés et même des cas de justice populaire ayant coûté la vie à des présumés bandits.

Pour l’acteur sociopolitique, cette multiplication d’actes violents traduit également une perte progressive de confiance d’une partie de la population envers les services censés garantir sa sécurité.

Un appel à des mesures urgentes

Malgré ses critiques, Nasson Paluku Luvatsi appelle la population à éviter toute forme de justice populaire et à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Il plaide cependant pour des mesures urgentes afin de restaurer l’ordre et la confiance :
– un redéploiement stratégique des policiers vers les zones habitées ;
– un renforcement des effectifs ;
une amélioration de la formation professionnelle ;
– un contrôle disciplinaire plus strict des agents.

Selon lui, dans un territoire entouré de zones déjà affectées par l’insécurité, l’inaction pourrait rapidement aggraver la situation.

Les autorités sécuritaires sont désormais attendues sur des réponses concrètes afin de restaurer la paix et la confiance de la population dans le territoire de Watsa.

Junior Kasamba / CongoProfond.net

Continue Reading