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Présidence : Tina Salama dément les fausses ordonnances de nomination attribuées à F. Tshisekedi
Non, le Président Félix Tshisekedi n’a signé aucune ordonnance de nomination dans les entreprises publiques. La porte-parole du Chef de l’État, Tina Salama, dément formellement l’information qui a enflammé les réseaux sociaux dans la journée de ce vendredi 17 octobre.
La rumeur s’est propagée à la vitesse de l’éclair sur la toile congolaise : plusieurs pages et sites d’information ont affirmé, ce vendredi, que le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo avait signé une série d’ordonnances nommant de nouveaux mandataires à la tête des entreprises et établissements publics.
Mais selon Tina Salama, porte-parole du Chef de l’État, il s’agit d’une pure invention. Contactée par notre rédaction, elle a démenti toute signature d’ordonnance en ce sens.
« Le Président n’a signé aucune ordonnance hier. Les informations relayées sur les réseaux sociaux sont fausses », a-t-elle affirmé.
Et d’ajouter avec fermeté : « Les personnes qui font commerce, depuis quelques heures, d’allégations de nominations mono-ethniques dans les compagnies de l’État peuvent donc se calmer. »
Ce démenti vient balayer les rumeurs qui évoquaient un prétendu “remaniement” touchant la REGIDESO, la MIBA, la SCPT, la RVA, le FONAREV et d’autres entreprises stratégiques.
La Présidence de la République rappelle que toute ordonnance présidentielle est rendue publique par les canaux officiels, notamment la RTNC et le site web de la Présidence. Les citoyens sont invités à vérifier leurs sources avant de partager des informations sensibles susceptibles d’alimenter la désinformation et la division.
Alors que la course au “scoop” s’intensifie sur les réseaux sociaux, cette fausse alerte rappelle combien la rigueur et la responsabilité demeurent essentielles dans le traitement de l’information publique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Est de la RDC : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions à Uvira
L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations contre des civils lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’ONG évoque notamment des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées et des enlèvements survenus entre décembre 2025 et janvier 2026.

Des témoignages accablants recueillis sur le terrain
Selon Human Rights Watch, les enquêteurs ont rencontré plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux afin de documenter les violences commises après la prise d’Uvira par les combattants de l’AFC/M23 soutenus, selon l’organisation, par des éléments de l’armée rwandaise. L’ONG affirme que plusieurs civils non armés, dont des femmes et des mineurs, auraient été ciblés alors même que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.
Parmi les récits recueillis figure celui d’un père ayant perdu quatre de ses fils, exécutés dans leur maison par des hommes armés accusant les victimes d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres témoignages font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans les zones agricoles autour de la ville.
Human Rights Watch parle de possibles crimes de guerre
Pour l’organisation, la nature des actes documentés pourrait relever de crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que le rôle joué par les forces rwandaises dans cette occupation renforce les accusations selon lesquelles Rwanda agirait directement aux côtés du M23 dans l’est congolais, ce que Kigali continue de nier.
L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes et à sanctionner les responsables présumés des abus. Elle demande aussi une meilleure protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement secouées par les affrontements armés.
Une situation sécuritaire toujours explosive à Uvira
La ville d’Uvira reste au cœur des tensions dans le Sud-Kivu malgré le retrait annoncé du M23 en janvier dernier. Plusieurs rapports évoquent encore des violences, des déplacements massifs de populations et la découverte de fosses communes après le départ des rebelles. Les autorités congolaises et les groupes armés locaux continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations contre les civils.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
